‹ La Révolution et le livre de M. QuinetChapitre 80 sur 94 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

M. Quinet pose cette question : « La libertéeut-elle été anéantie aisément en 1799,

si ceux qui la représentaient (les Girondins) eussent vécu jusqu’alors? » — Sans nul doute, et plus aisément peut-être, car ceux qui étaient allés à la maison du Pont-Tournant seraient allés à Saint-Cloud, et nous

ne voyons pas pourquoi ceux qui voulaient

traiter avec Louis XYI ne se seraient pas entendus avec Bonaparte. .

Du reste, par une de ces contradictions dont son livre fourmille, M. Quinet formule lui-même en ces termes, contre les hommes qu’il exalte, la sévère et juste sentence de l’histoire.

« Il faut avouer qu’un signe fatal r chez les Girondins, fut d’en appeler de toutes les difficultés à une nouvelle élection. Quoi!

des votes, des assemblées primaires, tout

remis au hasard, quand les Autrichiens sont à Confié ou à Valenciennes! Se retirer à Bourges, comme le demandait Guadet !

Cela suffirait à montrer qu’ils n’étaient pas faits pour commander dans la tourmente. Le péril croissant, le pouvoir revint aux plus audacieux. »

Un mot, maintenant, sur « ces audacieux, » investis par le péril croissant, du pouvoir qui sauva la France et la Révolution.

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