‹ La Révolution et le livre de M. QuinetChapitre 87 sur 94 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

n’avaient tué que delà « canaille jacobine, » oubliant qu’ils avaient grand soin d’être au moins six contre un, quand ils tombaient sur cette canaille à coups d’assommoir, dans quelque rue isolée. »

« L’agiotage était effréné” comme la débauche; il avait pris la place du commerce et porté la corruption dans toutes les parties de la société. Les gens de bien, effrayés et dégoûtés, s’enfoncaient dans la retraite.

Comme les traitements étaient à peu près nuis, il ne se présentait plus, pour occuper les places, que des intrigants et des fripons qui voulaient en trafiquer ; ou bien des républicains dévoués qui cherchaient dans ce

poste périlleux à assurer le triomphe de leurs principes et le salut de la République. »

« La famine était organisée à la frontière,

à Paris et dans les départements. Il fallait nourrir la capitale, approvisionner les grandes villes, faire arriver aux districts, aux communes, les grains accaparés par la spéculation ou par la conspiration. Chaque habitant de Paris ne recevait que quatre onces de pain et deux onces de riz par jour, et il y eut des jours où cette misérable distribution manqua. La viande, l’huile, le sucre, le café étaient à, des prix inabordables. Les magasins publics n’avaient plus de grains, et pour transporter un sac de blé d’un village à T autre, il fallait faire le coup de fusil. Les ressources manquaient même dans les hôpitaux. Les grands chemins, les ponts, les canaux étaient ou horriblement négligés ou tout à fait impraticables. Les forêts étaient au pillage. »

« La contre-révolution était maîtresse

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