LIVRE II. — CHAPITRÉ IV
s’est permis de parcourir ces batimens et d’en enlever les plombs qu’il a pu atteindre. Depuis cette époque toute la fayence et la potterie de l'hospice sont réparties dans les greniers et dans les chambres du haut pour y recevoir les eaux des pluies ; mais combien souffrent de ces inondations les bois et les murs, que l’enlèvement de ces plombs a mis à découvert... »
Le Ministre répond (5 messidor) que « la gêne éprouvée dans ce moment par le trésor public ne permet pas de faire les fonds nécessaires aux répai'ations » (7.619 fr.) ; il pense qu’on doit se borner aux plus urgentes, et envoie à cet effet 2.000 fr.
En l’an 6 (25 brumaire. Arch. nat., 319), les bâtiments de l’hospice civil de Metz « croulent », les ouvriers ne veulent plus travailler sans argent comptant. Enfin à Oiron (Poitou) — 26 frimaire an 6. Arch. nat., Pi», 330 — les intéressés déclarent « que les besoins de l’hospice — renfermant cent pauvres — se renouvellent avec plus de forces. Surtout quant aux réparations des bâtimens qui sont prest à écrouller en ayant été privés depuis 1789.»
Les malheureux entassés dans des édifices en mauvais état, mal ventilés, peu clos, et, pour employer une expression de la commission d’Avranches, « dont les murs sont enduits de misère»^ ont-ils au moins le nécessaire sous le rapport de la literie, du vêtement, du linge, du chauffage ?