Rapport au Conseil des 500 (A. N., AD XVIII
20. Les plaintes formulées dans ces différentes villes ont été relevées par nous aux Archives nationales ; nous ne pouvons donner les textes sous peine d’allonger démesurément ce chapitre.
DE LA SITUATION FAITE AUX ADMIMSTRÉS
vient, indépendamment des militaires malades ou blessés, de la mise au compte du Budget des services d’assistance. En vertu de ce principe de charité légale, tout le monde se croit alors le droit d’être admis. (( Ce qui a réduit notre établissement à cet état, observe-t-on à Brest (16 fructidor an 4. Arch. nat., 282), est que le Gouvernement ayant pris pendant un temps les hospices à sa charge, les administrateurs étoient obligés de recevoir tous nécessiteux qui en demandoient l’entrée, parce qu’alors le trésor national fournissant des fonds à fur et mesure des besoins, on devait être certain de faire face aux dépenses quelques fortes qu’elles fussent ».
« Aujourd’huy, écrit-on de Liège (30 bi’umaire an 6. Arch. nat., 306), que la Constitution que nous avons acceptée repose sur l’égalité et sur les droits imprescriptibles de l'homme, aujourd’huy qu’il est consacré en principe et comme baze fondamental de l’organisation des secours publics ; 1“ que tout homme a droit à sa subsistance s’il est valide et par des secours gratuits s’il est hors d’état de travailler. 2° que le soin de pourvoir à la subsistance du pauvre est une dette nationale, aujourd’huy qu’on doit faire cesser ce régime abusive qui autorisoit les ci-devants administrateurs, à recevoir au pain de ces maisons des individus qu’autant qu’il se trouvait de lit doté, d’exclure telle ou telle maladie, de recevoir de préférence tel ou tel individu. Aujourd'hui enfin que Von doit recevoir indistinctement dans ces maisons tous les indigens infirmes^ malades, ou en bas âge qui nont pas dé domicile, ou qui ne peuvent y recevoir des secours, vous devez sentir qu’elles doivent être nos inquiétudes pour assurer le mouvement ordinaire des hospices, et pourvoir à toutes les fournitures et dépenses qu’ils exigent’i ».
La misère est grande certainement, mais beaucoup abusent des
21. Metz, 25 brumaire an 6 (A. N., 319). « Les malheurs de la guerre, la pro¬
ximité des armées nombreuses ont laissé sur le pavé une foule d’êtres foibles et innocens qu’il falloit recueillir ou laisser sans pitié expirer de besoins sur la voie publique, en sorte que l’hôpital qui dans son institution étoit celui de la ville seul est devenu, par le fait l’hôpital non seulement du département de la Moselle, mais encore de nos armées et des pays qu’elles ont conquis ». Voir aussi Châteauroux, thermidor an 4 (Annexes n“ XVI).