LIVRE II. - CHAPITRE IV
la détresse, et bientôt ces établissemens si précieux, ces asyles de l’indigence, ces augustes retraites du malheur seroient entièrement détruits, si on ne s’empresse de venir à leur secours. Ce fut un décret bien fatal que celui qui ordonna la vente de leurs biens. S’il n’est pas l’ouvrage de l’indifférence la plus cruelle pour les besoins des pauvres, on ne peut du moins l’attribuer qu’à l’imprévoyance la plus aveugle... Le gouvernement actuel a pris la ferme résolution de réparer tant de maux^ et déjà il est parvenu à les diminuer, mais il lui reste encore beaucoup à faire... »
C’est en effet vers le gouvernement nouveau que se tournent tous les regards et, le 16 pluviôse an 8 (Arch. nat.,Fi=>, 432), le Président du département du Gers écrit à Lucien Bonaparte, Ministre de l’Intérieur : «...L’administration centrale doit vous faire entendre le cri des malheureux dont l’hospice d’Auch est l’asile, dans lequel ils ne peuvent cependant faute de moyens recevoir les secours que leur état exige, que l’humanité commande et qpie la nation a promis.
« Le frère du héros dont le nom remplit le monde, qui a commencé le bonheur de la France et qui l’achèvera, ne sera point insensible à la douleur des malheureux qui appellent avec confiance ses bienfaits... »