‹ La Révolution et les pauvresChapitre 131 sur 192 · MORT · texte numérisé non relu

MORT

Ici une remarque s’impose : dès l’an 9, à la suite des mesures réparatrices votées sous le Directoire et appliquées par le Consulat, grâce à l’influence bienfaisante d’un pouvoir fort, faisant jouir le pays d’un peu de calme et de tranquillité, nous avons constaté une amélioration sensible dans l’état des hôpitaux, hospices et secours à domicile ; on devrait s’attendre aux mêmes ré.sultats heureux, alors qu’il s’agît de pauvres petits êtres délaissés de tous, sans appui, moissonnés par la maladie.

Les administrateurs, au lendemain de brumaire, ont cette confiance ; tous espèrent que l’affreux cauchemar qui les obsède va s’évanouir.

Le 23 nivôse an 8, l’administration municipale de Montflanquin (Lot-et-Garonne) (Arch. nat., 440) dit au Ministre : « L’ancien gouvernement avoit provoqué des lois protectrices de ces infortunés, mais le désordre des finances, les avoient randues nulles, puisque les fonds destinés à les soulager ne sont presque jamais parvenus à leur destination, de sorte que les communes de troisième ordre, comme les nôtres, privées de tout moyens pécunières, n’ont pû secourir les femmes dévouées à alaiter ces enfants, le découragement de ces dernières est à son comble, on n’en trouve plus qui veuillent s’en charger et ces tendres victimes vont être condamnées presque en naissant à périr faute d’alliments, si le gouvernement ne s’empresse de venir à leurs secours. Nous espérons beaucoup^ citoyen Ministre, du nouvel ordre de choses, nous nous flatons aussi que vous voudrès bien vous intéresser particulièrement à cette portion pretieuse de la société... »

Canton de Villeneuve-sur-Vanne (Yonne), 2 frimaire an 8. Le commissaire du gouvernement au Ministre (Arch. nat.. Fl», 382) : « Les enfants que la Patrie adopte doivent trouver une part abondante aux bienfaits que la journée des 18 et 19 brumaire

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