LEUR MORTALITÉ
Douai, 5 nivôse an 4 (Arch. nat., 267). Les administrateurs ; « La plupart des enfans que l’impossibilité de trouver des nourrices nous contraint de conserver dans l’hospice y périssent en peu de tems, et comment s’}”^ élèveroient-ils ? Le pain grossier que la commune leur fournit, ne peut leur préparer que des panades indigestes, le lait acheté dans les villes est toujours un lait peu substantiel, et enfin des gardiennes mercenaires, esclaves de leur routine et de leurs préjugés les tuent ou par leurs soins ou par leur négligence ».
Lettre des administrateurs du département de la Loire, 6 nivôse an 4 (Arch. nat., F^^^ 264) : « Le gouvernement juste envers ces
3. Réponse du Ministre à la lettre du Commissaire du Gouvernement du canton de Villeneuve-sur-Vanne, 17 frimaire an 8 (Même liasse) :« Citoyen, j’ai reçu votre lettre du deux de ce mois relative aux plaintes des nourrices chargées par la Commission des hospices de Paris de quelques enfants abandonnés. Les meneurs chargés de leur paiement ne peuvent rien à leur égard que quant la Commission leur remet des fonds. Depuis longtemps les circonstances empêchent de payer exactement cette partie de la dette publique, aussitôt qu’elles me permettront de disposer de quelques fonds je m’empresserai de les mettre à la disposition de la Commission, en nttendnnt je ne puis que vous inviter à chercher à calmer les inquiétudes des nourrices, je me repose entièrement sur votre zèle ».
La loi du 15 pluviôse an 13 qui donne aux enfants abandonnés des tuteurs en la personne des membres des commissions hospitalières,.contribua beaucoup à améliorer leur sort. Les lois de finances des 25 mars 1817, 15 mai 1818 et 19 juillet 1819 mirent les dépenses dites extérieures de ce service à la charge des départements, avec le concours éventuel des communes.