‹ La Révolution et les pauvresChapitre 136 sur 192 · LIVKE II. - CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

LIVKE II. - CHAPITRE VI

377), « Le gouvernement doit à l’hospice d’Arras 60.000 fr. et le retard qu’il apporte à les acquitter est tel que déjà ces enfans de la patrie sont privés des alimens et vêtemens nécessaires à leur existence, si le Gouvernement ne s’empresse de suite de faire cesser toutes ces calamités la Commission se verrait forcé de refuser tous les enfans abandonnés qu'on lui apporte ».

Bruxelles, 13 floréal an 8 (Annexes n® XLVI). Le Préfet du département : « ...Je vous épargneroi, citoyen Ministre, le tableau véritablement affreux de l’état où se trouvent réduits les hospices de Bruxelles et notamment celui des enfans abandonnés où quelques jours avant mon arrivée treize de ces orphelins sont morts d’inanition faute de nourrices qui voulussent s’en charger... »

Évreux, 6 pluviôse an 9 (Arch. nat., 413). Préfet du département : « Il est très pressant que le gouvernement prenne des mesures efficaces pour venir au secours des mères de famille qui prennent soin des enfans abandonnés. L’abandon de ces orphelins, et leur retour dans les hospices devient un malheur pour la société. Ces enfans y périssent presque tous et ce n’est .que dans les campagnes qu’ils peuvent être conservés. Les pères de famille qui en sont chargés se voyant poursuivis avec rigueur pour le payement de leurs contributions, tandis quil leur est dû beaucoup par le gouvernement rejettent de leur sein les enfans qu’ils ont accueillis et se trouvent forcés de refuser des soins qu’ils ne peuvent plus leur accorder... »

Orange, 11 ventôse an 7 (Arch. nat., F^®, 392-393). Préfet de Vaucluse : « La commission administrative des hospices d’Orange m’annonce avec douleur que des enfans meurent faute de nourrices, attendu qu’il ne s’en trouve pas depuis qu’on ne les paye

Inutile de continuer ce lamentable exposé, occupons-nous du sort fait aux enfants de la Patrie placés en nourrice.

LES ENFAKTS DE LA PATRIE

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