Division 14 nivôse, n
Cet objet paraît très urgens.
Recommandé au citoyen Derniau.
Cet hospice est dans le meilleur état et à de grands besoins. (Note du Ministre.)
reclame le prix de huit mois de fournitures, et menace de poursuivre, les domestiques dont les gages depuis deux ans n’ont pas été payés, parlent de se retirer. Notre receveur, homme bienfaisant est en avance d’une somme de 42.945 liv. ' en mandats et de celle de 1.153 liv. 8 s. en numéraire et nous navons rien pour faire face à ces engagements bien sacrés sans doute, nous n’avons pas même les fonds nécessaires à l’acquisition des médicaments de la plus indispensable nécessité.
Les pertes qu’a faites ces établissemens sont énormes d’après le tableau adressé à l’adm®” centrale du departement en exécution de la loy du 16 vendémiaire, l’hospice a perdu 2.500 liv. de rente remboursées par les particuliers. Celles dües par le trésor public tant en son nom, que comme représentant les ecclésiastiques montent à une somme de 5.444 liv. 11 d. 3 s. qu’il n’a pas touché depuis 1789. Est-il donc étonnant que nous soyons au comble de la misère.
Vous apprécierez, Citoyen Ministre, nos besoins parce qu’ils vous sont connus, votre promesse ne sera point vaine, et votre sollicitude paternelle en nous envoyant un prompt secours en numéraire effectif saura le proportionner à leur étendue.
Salut et respect.
SECOURS /c • t 1 • ^ ^
{buivent les siffnatures.)
ventôse
Justifiée si les jj
fonds n’ont pas été faits.
Accordé 8.000 l. Vendôme, le 27 pluviôse, l’an 5® de la
an”5. Vote" des République françoise une et indiv.
bureaux.)
Les Commissaires près l’hospice civil de Vendôme an Citoyen Ministre de l'Intérieur.
Citoyen Ministre,
Dussions-nous être mille et mille fois importuns, nous ne cesserons de plaider, auprès de vous la cause de l’humanité souffrante, nous rappelerons toujours à votre souvenir notre lettre du 7 nivôse dernier. Si nous sommés bien persuadés que la multiplicité de vos occupations, ne vous permet pas de répondre promptement à nos pressantes sollicitations, Vous devez être aussi bien convaincu, que nous n’en regardons pas moins vos promesses comme sacrées. La connoissance que nous avons de votre humanité et de votre justice nous les garantît de la manière la plus formelle; et neussions-nous pas même d’autres
PIÈCES justificatives N® XXtIt
titrés pour en reclamer l’execution, nous y compterions encore. Mais nos titres sont : dans le dénuement absolu ou se trouve l’hospice de Vendôme des objets de la plus indispensable nécessité; nos titres sont ; dans la pénurie du linge, de racines et de remedes, qui est telle que bientôt aux vœux seuls sera confiée la guérison des malades ; nos titres sont : dans les gages des domestiques qui n’ont pas été payes depuis deux ans, dans les fournitures de viande dont le boucher n’a rien touché depuis dix mois, et quil menace de discontinuer; nos titres sont enfin dans la misère extreme où se trouve un hospice si avantageusement connu par les soins qu’on y prodigue aux malades. Ils ne seront pas perdus auprès de. vous ces titres. Citoyen Ministre, et le jour ou nous recevrons les mille écus que vous avez promis et que voùs regardez vous-même comme insuffisans, sera un jour d’heureuse mémoire ou le nom du Ministre bienfaisant, sera bien dés fois répété.
Salut et respect.
[Suivent les signatures.)
SITUATION DÉPLORABLE DES ÉTABLISSEMENTS HOSPITA¬ LIERS DU DÉF DE LA MAYENNE, PRAIRIAL AN 5 (Archives nationales, *289).
Mayenne, le 12 prairial an 5® de la République française, une et indivisible.
Les Commissaires administrateurs des hospices de la commune de Mayenne au Citoyen Ministre de VIntérieur.
Citoyen Ministre,
Il est de nôtre devoir de mettre sous vos yeux les besoins de nos hospices et de nos autres établissemens de bienfaisance.
Notre hospice des malades privé dépuis plusieurs années de la plus grande partie de ses biens vendus au profit de la nation, ne peut récévoir le quart des malades qu’il traitoit auparavant : de sorte que nous L. Lallemand,— La Révolution et les Pauvres. 20
DÉPARTEMENT