‹ La Révolution et les pauvresChapitre 162 sur 192 · DES HOSPICES · texte numérisé non relu

DES HOSPICES

PIÈCES JUSTIFICATIVES XXllI

avons la douleur de voir languir et souvent périr chez eux des individus que cet hospice auroit rendu à leurs familles et à la société, s’il avoit conservé ses révénus. Il est actuellement sans provisions et sans aucuns moyens d’en acheter, on estime il est vrai les terres designées par le départem* pour remplacer celles qu’il a perdues, mais comme il n’en touchera les fermes qu’au 4 floréal de l’an 6, il se verroit incessam‘ réduit à renvoyer ce qu’il a de malades si vous ne lui tendiez une main sécourable.

Notre hôpital général le seul asile que nous puissions offrira l’enfance et à la vieillesse sans ressource, n’a perdu que quelques champs, mais comme il n’avoit en 1790 que 2.278 liv. de revenu il ne pouvoit subsister que par sa manufacture et par les dons qu’il recevoit de quelques individus bienfaisants. La détresse générale a tari cette dernière source : la stagnation du commerce, les différentes secousses qu’il a éprouvées pend* la révolution ont totalement ruiné la manufacture, nous venons d’être réduits à la cruelle nécéssité de renvoyer chez eux plus de la moitié des indigents que cette maison nourrissoit, et nous ne pouvons garder longtemps les autres si vous ne nous procurez des secours.

Enfin nous avons deux bureaux de charité, qui remplissent ici les fonctions attribuées dans d’autres communes à des établissements connus sous le nom de Providence, en portant des secours à domicile, ils sont aussi dans la situation la plus désespérée.

Le tableau suivant vous fera voir d’un coup d’œil le triste état de tous ces établissements :

DESIGNATION DES ÉTABLISSEM®

de la commune de Mayenne au profit des indigents

REVENUS

en

REVENUS

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