‹ La Révolution et les pauvresChapitre 175 sur 192 · fr · texte numérisé non relu

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pour solde du dernier trimestre an 4.

pour solde du premier trimestre an 5.

pour solde du deuxième.

pour le 3® trimestre entier.

pour le 4® id.

pour le 1®'' de l’an 6.

pour le 2® id.

30.881 fr. 80 c. sans compter le dernier trimestre échu, nous ne pouvons attribuer ce retard qu’éprouve .l’hospice dans le recouvrement de cette somme importante et que ses besoins lui rendent indispensable qu’à l’impossibilité ou se trouve le Ministre de l’acquitter, n’aïant peut être pas de fonds destinés à cet emploi, il vous appartient, Citoyens directeurs, de lever tous obstacles, c’est ce que nous sollicitons de votre justice.

Salut et respect.

{Suivent les signatures.)

PIÈCES JUSTIFICATIVES N” XXXT

SITUATION DÉSESPÉRÉE DE L’HOSPICE DU DORAT (HAUTE-VIENNE), THERMIDOR AN 6 (Archives Nationales, F'®, 333).

Dorât, le 5 thermidor an sixième.

Les administrateurs du Canton du Dorât au Ministre de VIntérieur.

La situation présente de l’hospice de santé de notre canton est telle qu’elle effraie tous les amis de l’humanité ; la pénurie et la misère si font tellement sentir que les malheureux malades tant militaires que pauvres se trouvent réduits aux plus funestes privations ; sans la générosité, nous pouvons le dire, des citoyens de cette commune ils moureraient de faim dans cette maison jadis de bienfaisance; déjà les administrateurs, hommes honnêtes et humains, ont faits des emprunts considérables pour venir au secours de cette maison, emprunts desquels ils ont répondus personnellement pour les obtenir plus facillement et pour le payement desquels ils sont aujourd’hui poursuivi comme caution et comme débiteurs des sommes empruntées; cet hospice jadis riche tant en propriété qu’en rentes secondes se trouve ruiné par l’effet de la Révolution ; la République est sa débitrice de près de 80.000 liv. de capitaux qu’elle a reçu de divers particuliers qui ont été assés délicats pour faire des remboursements à l’époque de la plus grande decadence des assignats ; de cette dette sacrée que des âmes bienfaisantes avaient destinés au soulagement des pauvres, il n’en est resté depuis quatre ans que la somme de cinq cents francs que vous avez accordé. Citoyen Ministre, a titre de secours par votre lettre du vingt six germinal an cinquième ; enfin la position de cet établissement est si alarmante que les administrateurs viennent de nous apporter leurs démissions par les raisons ci dessus et par celles qu’il n’existe plus à leur dispositions, ni fonds, ni pain, ni vin, ni crédit, beaucoup de malades et beaucoup de militaires infirmes et estropiés qui ont profités jusqu’à ce'jour de cet établissement pour réposer leurs infirmités. Au nom de l’humanité et de la justice qui vous dirige accordé nous des secours prompt et suffisant pour étouffer les plaintes et les cris bien fondés de cette classe de

citoyens que la fortune na pas favorisés, mais à qui le gouvernement républicain plus que tout autre doit des égards et notament la certitude de leurs existances ; si les besoins du Gouvernement vous réduisait à la dure nécessité de ne pouvoir accéder à la juste réclamation que nous vous adressons, indiquez nous sur le champ l’hospice dans lequel nos malades doivent être conduits, et surtout donné nous les moyens de les faire transporter; celui qui nous avoisine de plus près est celui de Limoges distant de cette commune de douze lieux de traverse. Prompte réponse.

Salut et respect.

{Suivent les signatures.)

SITUATION DES ENFANTS DE LA PATRIE (DÉP DE L’ORNE), FRUCTIDOR AN 6 (Archives nationales, F^^, 351).

Copie d'une lettre écrite par les membres de la Commission administrative de l'hospice civil de Domfront à VAdministration centrale du département de l'Orne le 22 fructidor an 6 dé la République française.

Citoyens administrateurs,

Nous nous sommes empressés de jetter les 4.774 fr. 60 c. que nous avons touchés au devant du dernier désespoir de toutes les nourices de notre arrondissement, qui leur fait rapporter en foule les orphelins qu’elles soutiennent depuis deux ans aux dépens de leur propre et affamée substance. Ces tristes et malheureuses victimes revomies du sein de la misère dans le gouffre plus affreux encore de la détresse de l’intéi’ieur de l’hospice y trouvent enfin sous peu de jours le sacrilège remède à tous leurs malheurs.... La mort.

Nous vous prions. Citoyens administrateurs, de prendre dans la plus compatissante considéi’ation cet état affreux, et des orphelins et de l’intérieur de cet hospice, et de calmer s’il est possible la vive inquiétude que nous cause l’annonce du payement que nous venons de recevoir.

Le Ministre nous marque que c’est un acompte sur le premier trimestre de l’an 6, que devons nous espérer pour le reste du premier trimestre de l’an 5 qui n’a pas encore été entièrement soldé par tout L. Lallemakd. — La Révolution et les Pauvres. 23

ce que nous avons reçu ? Que devons nous penser pour les trois trimestres suivants de cet an 5, sur lesquels nous n’avons rien reçu; outre 18.372 fr. pour le dernier semestre de l’an 4 qui sont encore arriérés ? Que devons nous enfin attendre pour les dépenses de l’intérieur montant à plus de soixante mille francs dont les créanciers nous accablent tous les jours, ce qui depuis longtemps, vous n’en pouvés douter a éteint pour l’hospice toute espèce de crédit ; au point que nous ne pouvons plus lui fournir les choses de première nécessité.

Salut et fraternité.

{Suivent les signatures.)

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