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DÉPARTEMENT DE JEMMAPES

Mons, le 18 prairial 7“® année Républicaine.

L'administration centrale du département de Jemmapes au Ministre de l'Intérieur.

Citoyen Ministre,

L’épuisement où se trouvent les caisses des hospices civils de la commune de Mons vous est suffisamment connu. Privés de la plus grande partie de leurs revenus par le non payement des rentes sur les états, la commune de Mons et plusieurs particuliers émigrés, ce n’est qu’à force d’économie et d’efforts que les administrateurs de ces établissements ont pu jusqu’ici subvenir à leurs besoins les plus indispensables. Ils nous annoncent qu’ils sont hors d’état de continuer leur gestion et de fournir à leur subsistance journalière si le gouvernement ne vient promptement à leur secours. Il leur restait une ressource, c’était la vente des. argenteries provenant des chapelles de ces établissemens. 11 avait été décidé par nous que ces matières seraient de suite mises en vente ; mais d’après l’avis du Ministre des finances vous ne crûtes par devoir approuver cette mesure, au contraire le 7 frimaire dernier, vous

nous fîtes connaître, Citdyen Ministre, que ces matières d’or et d’arrgent seraient déposées les unes à l’hôtel des monnaies de Paris, les autres dans d’autres hôtels de monnaies. Mais outre qu’il sera nécesaire de faire des dépenses pour ces envois que les hospices ne pourraient supporter dans ce moment, le tems qu’entraineront ces envois et celui qui s’écoulera jusqu'à l’arrivée des fonds en remplacement vont occasionner des lenteurs que l’état actuel de ces établissements ne permet pas d’éprouver.

Cette commission. Citoyen Ministre, vient de prendre un arrêté dont nous vous envoyons copie et dont nous vous invitons à approuver de suite les dispositions. L’humanité parle en faveur des victimes qui se trouvent aux hospices et c’est satisfaire au plus doux sentiment de votre cœur que de vous fournir l’occasion de les soulager.

Salut et fraternité.

[Suivent les signatures.)

Note ; L’arrêté dont il s’agit prescrit la vente à Mons « dans le plus bref délai « des objets d’argenterie repris dans les inventaires. »

SITUATION DES HOSPICES CIVILS DE VANNES (MORBIHAN) MESSIDOR AN 7 (Archives nationales, 376).

LIBERTÉ - ÉGALITÉ

Vannes, le 6 messidor an 7 de la République française une et indivisible. , L'Administration centrale du département du Morbihan an Ministre de l'Intérieur à Paris.

Citoyen Ministre,

Nous vous remettons copies d’une lettre qui nous a été adressée ce jour par l’administration municipale de Vannes et de celle qu’elle a reçus de la commission administrative des hospices. Vous y verrez un tableau vraiment affligeant de la détresse ou sont ces hospices.

Les nourrices en pleurs ont rempli tout le jour la cour de notre administration en réclamant les moyens de payer leurs loyers échus et de se procurer du pain ainsi qu’aux enfants qui leur ont été confiés.

Nous les avions consolées par l’espoir que vous accorderiez incessament des secours aux hospices, mais leurs besoins étant au comble, nous avons autorisé l’administration municipal à faire un emprunt de quatre mille francs sur le produit de ses charges locales pour donner un a compte à ces infortunées.

Veuillez, Citoyen Ministre, faire payer ce qui est dû à ces hospices suivant les derniers états qui vous ont été envoyés ou au moins ordonner provisoirement le remboursement de l’emprunt de quatre mille francs, fait par l’administration municipale.

On s’occupe, autant que possible, de la rédaction des parties de compte que vous nous avez demandé et nous avons lieu d’espérer que vous les recevrez incessament.

Salut et fraternité.

[Suivent les signatures.)

DÉTRESSE DE L’HOSPICE CIVIL DE GAP (HAUTES ALPES), GERMINAL AN 8 (Archives nationales, F'°, 4*23).

Gap le 14 germinal an 8 de la République françmse une et indivisible.

La Commission administrative de Vhospice civil au Ministre de l'Intérieur.

Citoyen Ministre,

Nous avons l’honneur de vous adresser cijoint le relevé des états de dépence des orphelins en nourrice, qui vous ont été transmis exactemènf dans les formes et aux termes prescrits, dont le montant s’élève à la somme de 27.806 fr. 27 c.

Nous joignons à cet envoi les comptes de notre gestion pendant l’an 7 et le premier trimestre de l’an 8, par chapitre séparés, avec le détail exact des recettes et dépenses dont le résultat présente un excédent de dépense, compris celui de l’an 6, de la somme de 18.155 fr. 94c.

, D’après l’examen qu’il vous plaira d’en faire, vous serès convaincûs tout à la fois, et de l’économie qui a présidé à nos dépenses et de l’impuissance dans laquelle nous nous trouvons de soutenir plus longtemps.

PIÈCES JÜSTIPICATIVÈS N® XLVt

rétablissement; cet azile sacré n’est déjà plus ouvert aux malheureux, les plaintes retentissent journellement et malgré nos sollicitudes nous n’avons plus aucun moyen de pourvoir aux plus pressants besoins, les nourrices ne sont pas payées depuis longtemps ; les enfants éprouvent du retard dans leur vêture et la maison se trouve dans un dénuement et une pénurie effrayantes. Toutes nos ressources sont épuisées et sans les engagemens que nous avons été obligés de contracter et dont nous espérons que vous voudrès bien nous relever l’hospice serait absolument vuide et fermé.

Nous vous en conjurons, Citoyen Ministre, daignes vous pénétrer de notre position, c’est avec confiance que nous venons déposer dans votre sein nos doléances ; nos besoins sont extrêmes ils ne peuvent plus être ajournés jusqu’à l’établissement des octrois, qui selon toute ^apparence seront d’une perception difficile et tardive et qui dans tous les cas suffiront a peine aux dépenses journallières ; ce sont des secours prompts et efficaces qu’il nous faut, tels qu’on a droit de les attendre pour une si bonne cause et d’un magistrat qui par sa sensibilité partage tous les maux des infortunés, en même temps qu’il s’empresse de les soulager.

Salut et fraternité.

{Suivent les signatures.)

DÉNUEMENT DES HOSPICES CIVILS DE BRUXELLES (DÉP. DE LA DYLE), FLORÉAL AN 8 (Archives nationales, F^®, 373).

DÉPARTEMENT -

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