TROISIÈME PARTIE
LES MESURES RÉPARATRICES
[Vendémiaire an 5 — Floréal an /5.)
Les conséquences déplorables du décret de messidor continuent à se faire sentir malgré les dispositions prises in extremis par la Convention ; les plaintes s’accumulent, c’est une clameur universelle ; on demande que des biens soient alloués en remplacement des propriétés aliénées. Ce vœu est émis de la manière la plus pressante par le Directoire du district de Mamers (Sarthe) : « En exécution du décret du 23 messidor an 2, disent les membres de ce directoire, le 28 brumaire an 4 (Arch. nat., 322) les biens dont jouissoient les hôpitaux ont été vendus pour la plupart par les corps administratifs ; il est même des districts où il n’en
existe plus d’invendus.Ne seroit-il pas juste de remplacer les
biens vendus par une égale étendue de biens nationaux restant à vendre dans chaque district, soit biens de première origine, soit biens d’émigrés ?
« Nous dirions plus la justice ne •sollicite-t-elle pas en faveur des hôpitaux une augmentation de revenus en considération de la cherté excessive de toutes les choses nécessaires à la vie et du grand nombre de militaires que ces hôpitaux reçoivent continuellement?. Puisse cette proposition faire l’objet d’une résolu-