LIVRE II. — CHAPITRE II
roristes et aux hommes de sang ; pourquoi donc le vrai républicanisme, le civisme le plus pur et le plus loyal se trouveroit-ils injustement frappés. » (Arch. nat., F’^, 265).
ARomorantin, le 11 nivôse an 4, la municipalité « considérant qu’il n’existe pas d’autres moyens pour rétablir l'ordre et l’économie dans l’Hôtel-Dieu que ceux proposés par l’administration du dit hospice, que les malades qui jusqu’ici ont eu plus d’une fois à regretter l’ancien ordre de choses, ne pourront que gagner à l’adoption de ces mesures des soins plus assidus et des traitements plus doux et plus humains. Est d’avis que selon l’arrêté pris le 9 courant par l’administration de l’hospice pour rétablir l’ordre et l’économie dans cette maison, il y sera placé trois personnes ayant l’habitude de soigner les malades ». A la suite de cette délibération, les sœurs Villardry et Venailles, sorties de prison le 25 vendémiaire an 3, rentrent à l’hôpital revêtues de costumes de veuves
Le 15 pluviôse an 5, rappel des sœurs de l’hôpital général de Montpellier « elles n’y trouvent plus ni linge, ni animaux de basse cour tout a disparu ^8. «
Néanmoins, à cette époque, les Ministres issus du coup d’Etat jacobin de fructidor n’osent point encore dispenser de la formalité de ce serment civique, si ridicule dans la bouche d’une religieuse. Le 3® jour complémentaire de l’an 5, les administrateurs de l’hospice civil de Lezoux (Puy-de-Dôme) ne trouvant pas de sujets capables a de bien administrer aux pauvres malades les soins et les secours que l’humanité souffrante réclame » , songent « à, se procurer pour ce service des citoyennes du ci-devant ordre de Saint-Lazare... » Ils le désirent d’autant plus « qu’ils ont l’expérience qu’il en résulterait une grande économie, les personnes attachées à cet ordre vivant en général très frugalement et exigeant peu d’entretien... Qu’il en résulterait également de grands avantages pour les malades.... ces mêmes personnes étant mieux que toutes autres, accoutumées aux soins de détails nécessaires aux différentes maladies... »
57. Abbé Plat, Les sœurs hospitalières et l’Hôtel-Bieu de Romorantin, ia-S» 36 p., 1890, p. 27-28.