LES SOURCES
Les établissements hospitaliers du xviii® siècle ayant des origines fort différentes jouissent de revenus dont l’importance varie selon les localités. Ces revenus proviennent des sources suivantes :
1° Droits féodaux — dîmes — rentes seigneuriales — banalités de pressoirs, fours ou moulins;
2® Fondations — aumônes dues par les abbayes, les bénéficiers ;
3° Forêts — propriétés urbaines ou rurales; ces dernières fournissant une partie des objets de consommation (viande, volailles, œufs, céréales, vin, huile, etc.) ;
4" Rentes sur les particuliers, le clergé, les corps constitués, les États, les villes ;
5° Droits perçus à l’entrée des cités ; sur les marchés ;
6® Produits du travail des administrés (enfants, vieillards ou infirmes) ;
7® Dons, collectes, souscriptions; menus droits : vente de la viande en carême, location de jeux de paume, assistance des pauvres aux enterrements; à Blaye, on trouve une redevance payée par les navires qui chargent le dimanche, et dans le sudest, certains hôpitaux ont le privilège de fournir les linceuls.
L’ensemble de cês revenus, nous le répétons, est essentiellement variable. Néanmoins, en dehors des hôpitaux des grands centres, recevant une foule de malades étrangers et presque toujours en déficit, on peut dire d’une manière générale que les