CHAPITRE III
asiles charitables, dont beaucoup sont richement dotés, suffisent à leur tâche au moyen de ressources propres, sagement administrées ^ et complétées par les offrandes volontaires des particuliers.
Voici quelques exemples pris au hasard : Parlant des petits établissements de la pauvre Auvergne, Ballainvilliers écrit en 17652 : « Quoique tous les ans on soit inquiet dans le commencement de l’année de quelle façon on pourra parvenir à soutenir les hôpitaux ; le temps s’écoule et par la bonne administration, les maisons subsistent ».
L’hôpital d’Haguenau « possède des terres labourables qui produisent un canon d’environ trois mille sacs de grains plus une forêt procurant le bois de chauffage nécessaire, ses moyens de subsistance sont abondants » (Arch. nat., 254).
Les hospices civils de Rennes ont des revenus élevés (Arch. nat., F15, 340).
L’hospice de Mussidan jouit « d’un domaine dont le produit suffit pour l’approvisionnement de grains, vins, bois et huile » (Arch. nat., Fi^, 338).
A Limoges, l’hôpital a toujours ses magasins garnis un mois d’avance; celui de Brives est assez riche pour tenir en réserve les provisions de plusieurs années. A Montbrison (Arch. nat., F^5^ 264), l’hospice place des capitaux provenant de l’excédent de ses ressources.
On peut noter dans le même ordre d’idées les établissements d’assistance de ; Tournay^; Évreux; Saint-Maixent ; Maurs ; Langogne, Gray; Trévoux; Saint-Jean d’Angely; Nuits. L’hôpital général de Perpignan, et il n’est pas le seul, utilise « le travail
1. Voir Trotyanne, Rapport fait an Conseil des anciens sur la résolution du ê2 prairial an 5 — iS thermidor an 5, in-8°, 15 p., imp. nat.