État de l’Auvergne en ilôS, in-8", 1846 (p
3. Administration centrale du département de Jemmapes, 14 vendémiaire an 5 : « Les établissements (du département) avaient des revenus sufiisans pour subvenir à leurs dépenses, revenus qui consistaient en propriétés foncières, rentes sur les états de Hainaut et du Tournaisis et sur des impositions indirectes. Revenus enfin dont ils sont privés depuis l’entrée des armées françaises dans la Belgique attendu que depuis cette époque glorieuse ils sont perçus soit par la régie des domaines nationaux, soit par le receveur général des impositions...» ■
LA FORTUNE HOSPITALIÈRE
des pauvres qu’on occupe à la fabrication des draps, des bonnets de laine, à la fdature du coton ». Grâce à une sage économie, cet établissement, « aussi utile que nécessaire », acquiert l’estime et la confiance des habitants « dont les libéralités contribuent beaucoup à égaler les recettes aux dépenses annuelles » (Arch. nat., FIS, 267).
A Mézières, le citoyen Ripotot constate : « qu’en 1791 les revenus en grains, légumes secs et argent suffisent pour nourrir et entretenir annuellement environ 40 vieillards des deux sexes, 40 malades et SO enfans orphelins ou abandonnés. Que l’économie et l’industrie augmentent encore les revenus, les enfans y étant occupés à faire la dentelle et les femmes à filer. Le produit de ces travaux est employé en acquisition de linge et à entretenir une pharmacie suffisante pour le service de la maison » (Arch. nat., 261).
C’est cette situation, souvent prospère, au moins satisfaisante dans la majorité des cas, que les actes des législateurs de 1789 à 1794 viennent profondément modifier.