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LE CONTRE-COUP DES DÉCRETS

[1789 — Messidor an 2.)

A la suite des mesures adoptées par la Constituante et la Législative, les revenus des établissements hospitaliers fondent avec la rapidité de la neige exposée dans les vallées de la Suisse aux vents chauds du printemps^. Tout disparaît en quelques

4. Niort (novembre 1790) : « Dans le moment actuel les pauvres étant en très grand nombre et jusqu’à 3 et 4 dans le même lit et les revenus la plus part arrêtés par l’effet des décrets de l’Assemblée. » (A. N., 233).

Le 8 juillet 1791, Lecouteux-Canteleu donne les détails suivants à l’Assemblée

nationale {Moniteur, IX, p. 72-73). « Les neuf maisons ou hospices qui sont

compris sous la dénomination d’hôpital général de Paris possédaient en 1790 un revenu qui se montait à 3.007.093 livres. Elles perdent, en droits d’octrois et en droits sur les spectacles 2.599.300 livres. Les nouvelles impositions sur les immeubles s’élèveront probablement à 50.000 liv ; les charges dont ces immeubles sont grevés sont de 84.000 liv. En tout 2.733.300 liv. Il ne leur reste donc que 273.793 liv. et les appointements des employés se sont élevés pour 1796 à plus de 260.000 liv... »

(L’Hôtel-Dieu n’est pas aussi gravement atteint ; revenus, déduction faite des charges, 1.303.350 liv. 13 s. ; pertes, 556.366 liv. 10 s. 3 d.).

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