‹ La révolution françaiseChapitre 18 sur 24 · Corretpondance de Napoléon I · texte numérisé non relu

Corretpondance de Napoléon I

révolatîonnaire, sans ancun contre-poids 1dtelleclnel ni moral, comme sans tradition, avec une personoalilé effrénée et une puissaDC« presque sans limites, malgré sa capacité spéciale pour la guerre et l'adminislration, qui ne Bervirent qu'à le rendre plus malfaisant, il s'imagina d'aboi-d de refaire Cbarlemagne, et, bienUl.de conquérir toute ta terre pour y établir en sa personne la monarcbie universelle! Et, nouvel Attila, buveur de sang et mangeur d'bommes, il amena presque immédiatement contre noua une coalition générale, puis l'invasion et la réduction de notre pays ! Il ne s'était servi de sa force que pour nous remettra en ef^clavage au dedans et nous faire exécrer aa dehors.

« La Bérésina, nom sinistre, dit M. André Lefévre, engloutit vingt mille cadavres (25 novembre 1812) Enlio, sur les 533,000 hommes de tontes naliaos qui avaient fmncbi le Niémen, (rois cent mille ne le repassèrent pas ■ — t Quand on n'a jamais eu de revers, disait Napoléon ft Jomini, il faut les avoir grands comme sa fortune (t). n

< Comme Metteraich essayait de fUre Taloir auprès de IdI des raisons d'hnmaDité : — • Voue n'êtes pas militaire, MoDsieiir, todb n'avez pas comme moi l'&me d'un soldat, vona n'avez pas vécu dans les camps, tous n'aves pas appris à mépriser la vie d'anlmi et la

vûtre quand il le faut Que me font à moi

deux cent mille kommee ? ■ — Voilà eu quels termes il refusa, après la victoire de Bautzen, la paix que lui offrait l'empereur d'Autricbe, au nom du Cougrës de Prapie, avec la ligne du Rbin pour frontière et plusieurs annexes de l'empire d'Allemagne.

« Ouvrons, s'écria Mettemlch, les portes et les fenèlrea ; que l'Europe entière vous entende, Sire, et la cause que je viens défendre, la cause de la paix ,n'y perdra point I • Puis, en sortant, à Berthier qui lui demandait s'il était content de l'empereur : «— Oui, j'en suis content, car il a éclairé ma conscience, et je vous le jure, votre maitre a perdu la raison (1) ! u

Nous acceptons donc à son ^rd, en le considérant comme définitif, ce jugement de l'auteur de la Philoiopkie positive:

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