H. Pierre Laffile, Confirenets tut te JttfnoJit
Faris qu'elles faisaient ainsi, de noiiTeau, capitale; et, daosnne lutte non moinB essentielle, quoique moins éclalante, longtemps et patiemment soutenue contre les Feuillants, il était parvenu à déconsidérer et annuler le parti coQStitutionnel, à tenir en échec les Lafayette, lesBarnave, lesLanieth, lesDnport, lesPastoret,les Bailly, et Uirabeaa lui-métne, qui pré' tendaient établir la prépondérance de la grande bourgeoisie sur la petite et sur le peuple proprement dit, en même temps que Bur cette royauté conservée par leurs soins.
C'est lui qui organisa la prise du château (1).
Oantoni'Us, par le iD&nie. un volume in-8, Parh, 1879. Voir aussi fanion, documents auDitntiqxiét pour tKwir à ChUloire <te Ut Révolution françaiu, par Alfred Bou^parl, Paria, IBBI.
L'Anulyse hiMorique la plus minutieuse conBrine de loua pointa cette réponse du Conventionnel au Tribunal râvolnUonnaire : n J'avais préparé le 10 août et je fus à Arcis, parce que OanloD est bon Bis. paaser trois jours, fuiro mes adieux à ma mère et régler mes affaires; il 7 a des témoins. — On m'a revu solidement. — Je ne me suis point concbé. J'étais aux Gordeliers quoique substitut de la Com-
ins sonner le» opéra-
C'esl lui qui, en août et septembre 1792, dans l'intervalle décisif qui eëpare la Législative de la ConvenlioD, au Conseil exécutif et à l'As- * semblée, comme ministre et comme membre du conseil, sut diriger Tictoriensement la Révolution contre la coalition, à Paris, en Champagne, en Savoie et eo Belgique.
Dans son compte rendu de la séance du Club des Jacobins du 7 novembre 1792, le Moniteur s'exprime ainsi ;
•• Il (Fabre d'Ëglaatlne) ajoute qu'il a vu, dans le jardin du ministère des affaires étrangères, le ministre Roland pâle, abattu, la tête appuyée contre un arbre et demandant la translation de la Convention à Tours ou i Blois. L'opinant ajoute que Danton seul montra la plus grande énergie de caractère dans cette journée; que Danton ne désespéra pas du salut de la patrie ; qu'eu frappant du pied la terre, il en fit sortir des milliers de soldats : et qu'il eut assez de modération pour ne pas abuser de
lions el te moment de l'allaquc, je me suis mis tiur le lit comme un soldat, aiec ordre de m'avenir.— Je sortis à une heure et je fus à in Commune devenue rÈvolutionnaire. Je lis l'arrêt de mort contre Mandat qui avait l'ordre de lirer sur le peuple.» — Notes de Topino Lebrtai, édition Cbardoillet, br. iD-8. Paris, 1875.
l'espèce dedistâtnre dont l' Assemblée oationale l'avait revËtu en décrétant que ceux qui contrarieraient les opérations ministérielles seraient puais de mort. » (I)
— « Voua n'ignorez pas, dit encore Dantoa au GoQseil exécutif, à ceui de ses collègues qui voulaieg.! fuir derrière la Loire, que la France est dans Paris; si TOUS abandonnez la capitale à l'étranger, tous tous liTrez et tous lui liyrez la France, c'est dans Paris qu'il faut se maintenir par tous les moyens j je ne puis adopter le plan qui tend à tous en éloigner.... Mon avis est que, pour déconcerter leurs mesures et arrêter l'ennemi, il faut faire peur aux royalistes.... »
Et à l'Assemblée législative : « .... Le canon que vous entendez n'est point le canon d'alarme ;-c'e8t le pas décharge sur nos ennemis. Pour les Taincre, pour les atterrer, que fautil? de l'audace, encore de l'audace et toujours de l'audace ! »
L'histoire atteste que, dans la bouche du formidable patriote, ce n'étaient pas là de vains mots.
La République prit donc effectiTement nai»-