Histoire parlementaire, t. SX, p. 2ÎS
saoce l et moyi teoir.
Ellei l'Assen mais d' devait i contre
Une deux at DantOQ consista cien ré à mort - minalio io suffis; Biques, les Gin année).
Vexé légitime tnae qui
Ilava
totioQ et de la France, au dehors comme au dedans. Il correspondait avec l'étranger et empêchait par tous les moyens à sa disposition l'organisation de la dëiense nationale afin de Hvrerle pays.
tiela est prouvé, aujourd'hui, malgré ses déné^tiong mensongèrCE, inouïes, devant la Convention nationale, lors du procès.
MaiB des celte époque même, les pièces troU' Tées dans les bureaux de l'intendant de la Liste civile, signées de sa maîd pour la plupart, mettaient hors de doute ses relalious secrètes avec l'émigration et la coalition européenne, ses correspondances inconstitutionnelles avec lt!S princes de sa fainiHe et les membres les plus compromis du clergé réfractaire, son accord ioiime, constant et crimine) avec ses frères devenus les chefs de t'émii^ration et qu'il feignait de désavouer ea public, tandis qu'il les dirigeait et les poussait en secret, enfin les projets et les actes les plus décisifs contre la patrie et contre la Révolution (l).
\ . Rapport de Louù-Jêrômt Gohier, diptUi (flUe^t-Vilaine, sur Us pavieri inventonéi dont tet bureaux de ia LUI» civile, fait à la séanct du 16 ujittmbrt 1792 ; broeb. in-8*. — Rapport fait
Noa content des arrangements qa'il avait
pris avec les coalisés par rintermédiaire
de ses frères ou des nobles émigrés (voy. p.
40, 43), Louis XVI, chef suprême de l'armée, écrivait lui-même à l'empereur d'Aulriclie le 3 Décembre 1791, qu'il ne comptait plus, pour reprendre son pouvoir absolu, que lur une guerre malheureuse pour la Fratwe ! Et la reine, en mars 179?, livrait nos plans de campagne à Fennemi; elle écrivait k Mercy : «...Du mouriez ne doutant plus de l'accord des puissances par
à ta Convention nationale, en décembre 1792 et janvier 1793, par Philippe RUhl, dèpuié du Bas- Bbin. — Rucueii des pièces jnstificalivei de t'aele énoncialif def crimen de Louis-Capet, réunies par la Commission des yinut-et-un, réimprimé par ordre delà Convention naiionale ; I vol. iu-So. — Expotiliott des maiifs d'après U^qwU l'Assemblée naliontUe a praciamé ta convocwion d'une Convention nationale, et prononcé la stitpeniion du povvoir exécutif entre tes mains du roi; brocb. in-B°, de l'imprimerie nalionaie. 179J. — Recueit à» piéeei trouvées dans le secrétaire du roi, chef MM. de Hontmorin, Lapone, intendant de ta Liste eivilr,d'Abancourl, es-minisire, et àfhâlei Massias, etc., etc. — Histoire impartiale du procéi de Louis XVI, par Jouffrel, homme de loi ; S vol, in-8", 1793. — Histoire diplomatique de l'Europe pendant la Révolution fraçnatse, par F. de Bour- Îoing ; 3 vol. in-S». Michel LévT. Paris. 1871. — e comte in-8», Fir
la marche des troupes, a lé projet de commencer ici le premier par une attaqae de la Savoie et une autre par le pays de Liëge. C'est l'armée de Lafayette qui doit servir à cette deruiére attaque. Voici le résultat du conseil iThier; il est bon de cormaitre ce projet pour se 4enir sur ses gardes et prendre les mesuras convenables. Selon les apparences, cela se fera promptement (1). u
En mâoie temps, la découverte et les révélations de l'armoire de fer, en établissant l'actioa corruptrice de la Cour envers tous les partie, notamuieut à l'égard de Mirabeau, les intrigues les plus coupables avec Talon, et le concert le plus criminel avec fiouillé, déjà aouâ la Constituante, autorisaient toutes les accusations.
C'est à la mort de Mirabeau, qui conspirait avec la Cour la.ruine de Paris et de la Révolution, que Louis XVI comprit qu'aucun secours ne pouvait plus lui veoir du dedans et qu'il se tourDairréTOcablementversI'étranger, Cbacun se rappelle le manifeste de Bruuswick, et l'iodigoation vengeresse qu'il souleva
dana la France entière (t). Ce qne l'on connaît moins, ce sont les paroles d'exécration dont ie wigh Sheridan, l'ami de Fox, dans le parlement anglais, flétrit cette acte féroce : «.„ Cet odieux outrage fait à tous les seotiments de l'bumanité, ce méprisable tissu d'orgueil, de folie et d'inhumaaité, qui a endurci le cœur et troublé le cerveau de tous les Français jusqu'à la rage, aiguisé le poignard de.s assassins de septembre et la hache suspendue en ce moment sur la tête d'un montirque infortuné ! » Mais ce que Sheridau ne savait pas, et ce { qu'un trop grand nombre de Français ignore .
encore à celte heure, c'est que ce document si | tristement célèbre n'était poiot et ne fut ja- . mais l'œuvre du généralissime de la coalitiou, | mais celle du <> mouarque inrorlunô i lui- i môme, de ce Louis, qui, aux yeux de tant de I gens, passe toujours pour le père et pour le | bieufoiteur de soQ peuple. >
Brunswick n'avait fait que signer et en- l dosser cette lettre de change exterminatrice
1. Déclaration çub Son Atteste siriniiaime le 1 Duc régnant de Bruntuiick'Lunebottrg, commandant dit armées coalisées de Lsurs Majestés l'Bm- | periur et le Poi de Prune, tulresse aux habitants i de ta France. — CoblentE, I7S2.
tirée par le roi de France sur les roia coalisa contre taFraace elle-même, pièce écriled'abord
par Mallet-Dupan, revue, corrigée et augmentée par le roi, amplifiée par un émigré, M. de Limon, un protégé de Galonné, et acceptée par Leurs Majestés prussieoae et autrichienne (1).
En Toici un extrait :
« C'est dans ces vues que moi, le soussigné général, commandant en chef les deux armées, déclare:
« Ceux des gardes nationales qui auront combattu contre les troupes des deux Cours alliées et qui feront pris les armes à la main, seront traités en ennemis et punis comme rebelles à leur roi et comme perturbateurs da repos public
«..., Les habitants des villes, bourgs et villages qui oseraient se. défendre contre les troupes de LL, MM. impériale et royale, et tirer sur elles, soit eu rase campagne, soit par les fenêtres, portes et ouvertures de leurs
1. Voir le détail de celte ré Tèlalioo capitale dani l'BUMre diplomatique de l'Europe pendant la Ré- «oluficn française, par M. de Baurgoing, ancien secrâiaire d'ambassade ; 2* partie, t. I", p. ItS k
lair mei tem la-< totu oati d'en Tai ko HU s'U Sun ellei à Ji
Paris à une exécntioa militaire et k une subversioD totale, et les révoltés coupables d'attentats aux supplices qu'ils auront mérités....»
C'est M. de Bourgoin^ qui dous a appris avec le plus de détail que ce « manifeste n'est eu réalité que le développement peu adroit des iQEtructions et du mémoire confié par le roi au journaliste genevois (Mallel-Dupan), où, notamment, la menace contre Paris est indiquée de la façon la plus explicite. »
Et c'est à ce propos que Louis XVI consomma le mensonge public le plus osé qui ait été commis peut-être, en s'apitoyant, dans son message du 3 août 1792 à l'Assemblée législative, sur les malbeurs qu'allait entraîner pour la France une guerre qu'il avait lui-même fomentée et qu'il n'avait cessé de solliciter des puissances étrangères; en reuianl le manifeste du duc de firunsvick, qu'il avait dicté et corrigé de sa main ; en afbrmanl son amour pour ce peuple de Paris qu'il sortait de vouer à l'extermination, aux outrages et à la férocité des soldats allemands.
Louis XVi s'était donc bien réellement rendu coupable envers la France de ce que, dans son langage indigné et patriotique, le cardinal de Ricbelleu appelait « le plus sale
de touE de ce < au biei flexible
Voilà verdict
D'aut de mon Bépabli faire re lique et ce poiD dence t contre 1
Nous:
ne pom les réfo des évi plein gr lui-mëi suites, ( de lesn de l'élra
cette COI à lui-mi espoirs
vin
Quant ans Girondios, les a^ebmts du jugement rendu contre « Louis Capet », comme on disait en 93, pour bien comprendre la déciBion que l'on fut forcé de prenJie à leur égard, il faut se rappeler la situation estérieure et intérieure de la Bépublique dans les premiers temps de sou avénemeat.
Tandis que la guerre éclatait au dehors, à l'intérieur une partie Irès-conaidérable de la France, de ce paja encore si monarchique et ei caibolique, surtout dans les campagnea, ' Étail opposée à la Itévolutiou.
La doctrine politique dirigeante empêchait tout gouvernement, au moment OÙ il devenait indispensable qu'il y en eût uu très-fortement constitué.
Non-seulement le pouvoir exécutif se trouvait entièrement subordonné au pouvoir législatif, mais l'organisation municipale était pour ainsi dire indépendante de l'Ëlat.
Il y avait là un danger profond , caché à près* que tous les yeux, mais qui devait se (aire sentir et ae traduire en faits redoutables aus-
sitôt que raltachemeût à la Révolution ne serait p' ' ' '" " ' majorii Girond laisser surtout perdre Ofll Bordes laire s la CoD bien si différée change mâme:
meurée rementi L'Asi dins n' interpr^ tral, le •autant leur au fini l'a(
soia de sa plus entière anilé et qu'elle devait s'exercer par une dictature énergique au lien d'une démocratie disaolvanle, aSn de dérendre la France contre l'étranger, la république contre la monarchie, le progrès social conlre la rétrogradation cléricale et aristocratique.
C'est justement à ce point de vue, comme d'après leurs tendances constautes à opposer les départements k la capitale et à cbauger le siège du gouvernement en abusant de l'iodépendance locale dont nous avons signalé les inconvénients, que l'on doit reprocher aux Girondins une visée fédéraliste qui aurait infailliblement livré la France à la coalition (1).
Les républicains comprenaient ce péril.
1. Coite aspiraiion da leur part n'est, du règle, que trop rÉelle. il suffii, pour s'en convaincre, de jeter les ;eui sur la t'h/omçue au moii, par Clavières, sur la Buuche de Fer, par l'abbé Fanchel, sur le T'tbun du peuple, de Bonneville, le PalrioU Frunçoit, de Brlssol, les Annales iiairiuliquei, de Carra et Mercier, de uiËma que, en sens inverse, sur le Républicain, journal des hommet librea de tous Us i-ays. par Charles Duval, député h la Convenlion, et par d'auirts écrivains pairloies, lous adversaires tlëclarés de la république lédéraiive.
Ici, les Girondins se trompaient de plus d'un siècle en poursuivant une décentralisation et une division politiques qui, dans l'aveDir, seront sans doute l'état normal, mais qui, à ce tuoioent, au raient perdu la France et l> Bèpublique.
débul tagna
L« taliOE entre euret uns I loire Qéces dispo devai firent qne,
Lei tatioi soniit roux absol clnsii bon i centr à lad nemi inévi reuse liliqu
Hbtrtiet la France; ila ont compromis même la modération en la défeDdant avec aigreur. (l).s
Leur action effective, leur pratique politiqae forent bien loin d'être irréprochables, da reste.
Il suffit de rappeler, pour s'en convaincre, leur tactique impudente et véritablement odieuse relativement aux massacres de septembre ; événement terrible sans aucun doute, mais trèa-explicuble, auquel ils ne furent pas tant étrangers [2].