‹ La Révolution FrançaiseChapitre 73 sur 303 · A CUNJUUATIOX DES POIOXAHD8. — D'»f rt* nodculn d0 tempi · texte numérisé non relu

A CUNJUUATIOX DES POIOXAHD8. — D'»f rt* nodculn d0 tempi

MORT DE MIRABEAU

NSIF.TTE UB r%TE> Époque rdvoluiionnair»

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ASSIETTE DE FAÏENCE Kpkjuc [(inluilanMitCi

Mirabeau mourut le 2 avril 1791.

La douleur fut immense, universelle Le peuple fit fermer les spéciales. Le 3 avril, le département de Paris demandait que l’église de Sainte-Gcncviève fut consacrée à lu sépulture des grands hommes, et que Mirabeau y fut le premier. Les funérailles curent lieu le 4 avril. L’immense convoi ne put arriver que dans la nuit à l'église Sainte-Geneviève. Aux portes de Saint- Eustachc,oùeut lieu la cérémonie religieuse, et où Cerutti prononça l’éloge, vingt mille gardes nationaux déchargèrent à la fois leurs armes. « Toutes les vitres se brisèrent; on crut un moment que l’église s’écroulait sur le cercueil. »> Puis voilà que quelques mois plus tard, en 1794, les restes

« j'KMPOnTE AVEC MOI LK DEUIL

LA MONARCHIE. I LS FACTIF.I X S*KN DISPUTERONT LES LAMBEAUX 1 l)c mitre» parole» Je Mirabeau.)

D'apif» une compouTioo all^nqu» .le l'époque.

d’Honoré Riquetti de Mirabeau étaient enlevés du Panthéon par ce nuinc pe P qui lui avait fait de si splendides funérailles, et enfouis, sans nul md.ee,

naissant, au cœur même de la France. • essentiellement classique, fait partie de la

cimetière des suppliciés, à Clamart.

Jusqu'au delà du tombeau, le grand orateur fut le jouet de ce misérable caprice populuire dont il avait flétri avec une si amère éloquence la décevante sincérité. Et maintenant faut-il conclure avec Michelet que la Constituante eût raison de porter au Panthéon l'homme intrépide qui fut le premier organe, la voix meme de la liberté, et que la Convention fit bien de mettre hors du temple l’homme faible de cœur qui o avait préféré à la patrie une femme et sa propre grandeur »? Oui, sans doute, mais en ajoutant toutefois avec l'illustre historien, que la sépulture matérielle de Mirabeau importait peu, puisqu’il en a une morale dans le souvenir rccon- — Cette composition d'un symbolisme Collection du Cabinet des Estampes.

MORT DE MIRABEAU

l’ouvrier fim» ^Cruf,,“T,ent *y«iriquc» représente Roland. Mnmirc de l'Intérieur f-i,nnt nrocti r

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MORT DE MIRABEAU

A côte des estampes satiriques qui furent exécutées après la mort de Mirabeau, on vit naître une suite d’images d'apothéose où, malgré scs fautes et scs faiblesses, le grand orateur était généreusement glorifié. En voici deux des plus curieuses et des plus caractéristiques dans leur exécution si dissemblable. La première, pleine de mouvement, et d'un réel sentiment tragique, est la reproduction d'une aquarelle originale, qui porte pour légende la curieuse explication manuscrite suivante :

« La France éplorée tâche en vain de retenir la mort implacable qui nous enlève une tête si chère. Une foule de peuple et des soldats de la patrie joignent leurs efforts aux siens. Leur généreux comman¬

dant, guerrier redoutable, qui a pour arme la massue d'Hcrcule, ci l'Égide de Minerve, est au pied du lit du mourant, accablé dans la plus allreusc tristesse; on voit aussi la Liberté dans le plus grand abattement, qui contemple ce génie expirant, sans savoir ou finit tout ce qu'il faisait pour elle. Sur le lit est une plume et des papiers pour conserver la mémoire dont il est mort, ayant écrit jusqu'au dernier soupir. L’on aperçoit dans un plan reculé l'auguste assemblée qu'il a eu l'honneur de présider, et où son mérite a paru avec tant d'éclat; enfin le tableau se termine par la vue de son monument, qu’un nuage éclatant couvre en partie, au milieu duquel est l'Immortalité. -

Cette spirituelle composition de Moreau le Jeune, si fidèlement gravée par Masquclicr, représente l’arrivée de Mirabeau aux Champs-Elysées. Sur sa tête plane le génie de la Liberté portant une bande roi le avec cette inscription :

l-a Fi'QH:e libre. Il s’avance vers J--J. Rousseau, et lui présente un

de ses ouvrages Franklin lui pose une couronne de chêne sur la tête.

Montesquieu, Voltaire, M.ibly et Fénelon, viennent le recevoir. Sur le deuxième plan, Démosthènc et Cicéron s’entretiennent de l’orateur français et le contemplent.

Des génies le suivent chargés de scs oeuvres.

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