ENQUÊTE SUR L'ÉTAT FÉODAL
Voilà cerlainement une préparation achevée. Rien de ce qui éclaire les résolutions n'y manque. L'objet en lui-même est étudié à fond, et il semble que le sentiment public n'aurait pu être mieux scruté. On a pesé minutieusement les voies et moyens, on les a instruits et combinés avec la lenteur qui garantit la justesse. Eh bien, quand cette préparation fut portée au grand jour, d'autres éléments, d'autres considérations intervinrent, et l'on ne vit plus de môme, ce qui montre combien, dans ce pays, la force juridique qui s'attache aux intérêts et aux usages exigeait que l'on soumît l'impatience des esprits à ces longueurs. Le tempérament français ne se serait pas contenu devant elles.