LES VIOLENCES ET L OPLMON. S
<( raison et à l'humanité ce qu'on exige d'eux par la vio- <( lence et par des soulèvements (1) ? » Et ces châteaux fument encore, leurs maîtres, poursuivis, courent avec effroi les grands chemins, quand la vue de terres laissées stériles ou de laboureurs dans l'impuissance le fait s'écrier : « Quel est l'homme ayant le sens commun, qui « regretterait la chute d'un gouvernement conduit selon « de tels principes, et qui peut avec justice condamner « le peuple pour ses violences, en arrachant à la noblesse « et au clergé ces privilèges et ces distinctions qu'ils ont « si indignement fait servir à l'abaissement et à la ruine « de toutes les classes inférieures (2) ? »
(1) A Chambéry, le 24 déc. 1789, en rentrant d'Italie.
(2) Chapitre xi, § 1 de ses Obsei'vations générales sur ^agriculture en France, à la suite de ses Voyages. « Wlio can justly condemn the people, a for tlieir violence in wresting from the nobility and clergy tbose privi- « leges and distinctions, which they liad used se unvorthily, to the de- « pression and ruin of ail the inferior classes. » (P. 401 de l'édition de Bury S. Edmunds, et t. III, p. 13 de la traduction française de Soulès ; t. II, p. 205 de la traduction de Lesage, à laquelle M. L. Lavergne a mis une Introduction pleine d'intérêt.) On ne saurait citer ici tous les passages inspirés du même sentiment ; il faut voir en tout cas le discours plein d'humour anglais que le voyageur tint au peuple de Baume-les-Dames, dont il appréhendait les démonstrations ; il y fit, du régime des impôts en Angleterre et en France, une comparaison qui ne pouvait pas précisément donner tort à l'effervescence publique.