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CHAPITRE XVI Comment Terreur commise eut toute sa portée

La manière dont les fautes sont commises change souvent leurs conséquences. Si les décrets d'août avaient tracé des moyens d'exécution appropriés et rapides, leur équité ni leur sagesse n'aurait guère eu d'adversaires. Ils changeaient l'état social, à tout prendre ; leurs erreurs auraient été couvertes sous les effets immenses qui s'en seraient suivis. On n'aurait vu qu'une seule chose, c'est qu'ils faisaient tout d'un coup surgir ce qu'on avait longtemps appelé.

Les circonstances se réunirent, au contraire, pour donner à ces erreurs toute la portée qu'elles pouvaient prendre. Avec les impressions qui existaient, il fallait particulièrement craindre que les redevables ne vissent dans les retards ou dans les contestations qui se produiraient l'arrière -pensée de paralyser les décisions ou de revenir sur elles. La législation, si cela avait lieu, serait décriée à mesure qu'on la rédigerait, marquée d'avance pour ne point servir. Bien plus, elle raviverait les motifs d'antagonisme, les vieilles hostilités, elle donnerait naissance à la haine des classes seigneuriales et au mépris de leurs intérêts, en place de la haine de leurs attributs.

Tout opéra dans ce sens. Les décrets soulevèrent les

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