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CHAPITRE IV Gomment les intéressés résistaient à toute conversion

Que les publicistes, les hommes d'État, l'opinion proclamassent l'urgence de convertir la dîme, c'était beaucoup. Ailleurs cela a suffi. Il fallait cependant davantage aux Anglais. Quelque chose de plus puissant, on peut dire de souverain, faisait obstacle. La dîme avait pour elle le droit et le sentiment profond que le droit inspire en Angleterre. Ailleurs, c'est par le sentiment du droit que l'état féodal avait été renversé ; ici ce sentiment le défendait. L'époque des abus de la féodalité vis-à-vis des redevables était passée depuis longtemps. Aux yeux de la masse ses prélèvements constituaient des faits comme les autres, des intérêts, et pour être modifiés ces intérêts exigeaient que l'avantage de les changer fût reconnu par leurs possesseurs eux-mêmes.

Naturellement, ceux-ci ne devaient faire un tel aveu qu'à la dernière limite. De même qu'autre part, en outre, la situation sociale de ces possesseurs était un peu engagée dans la question de l'extinction ou paraissait l'être. De là des résistances de beaucoup de sortes. La révolution de 1830 avait rajeuni les idées dans toute l'Europe et déplacé les horizons, lorsque le Parlement trouva opportun d'étudier une loi de conversion de la dîme.

Il n'y eut pas moins une grande émotion dans le sein

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