CHAPITRE V
La loi qui fut faite.
(6 and 7 William the fourth, cap, 75.)
Le procédé français est simple et un jour donné il s'applique très-vite. Se faire une théorie de l'intérêt général et la suivre sans souci des faits, des intérêts créées par les faits, nous avons toujours agi ainsi. La réussite définitive n'a pas manqué, sauf à causer beaucoup de plaies, plus d'un désastre et à appeler les réactions. Les promoteurs de la conversion des dîmes en suivirent un autre qui fut de marcher au gré du plus de monde possible. Procédé vulgaire si l'on veut, mais qui était celui de' leur pays et qui ne suscite pas de retours parce qu'il ne laisse pas de victimes.
On ne vit qu'un but à atteindre : donner confiance et faire consentir. Nature des opérations à prescrire, composition du pouvoir qui y présiderait, modes à suivre pour évaluer, fixation des sommes équivalentes, payement, on calcula tout pour ce but et l'on se garda d'y vouloir réussir absolument. La loi ne visa qu'à obtenir juste ce qui pouvait être accepté en chaque partie.
Avant tout cette loi éloigna de son texte la moindre menace de suppression. Partant des notions que l'on avait