‹ La révolution française et le régime féodalChapitre 14 sur 94 · Arch. du Doubs, B. 2175, f · texte numérisé non relu

Arch. du Doubs, B. 2175, f

Glerget, suivirent cet exemple. Ils formaient sans doute la minorité favorable à Tédit et qui aurait voulu l'enregistrer tout de suite.

On a vu que Tévêque .de Saint-Claude avait été plus libéral que son chapitre. Un autre grand seigneur ecclésiastique se montra,dans cette affaire de Taffranchissement des serfs, ardemment philanthrope : c'est l'abbé de Luxeuil, un Glermont-Tonnerre, oncle du futur constituant. Dès l'époque de Turgot, en 1775, il voulut affranchir ses 8.936 sujets mainmortables *. Il adressa une requête au roi en son conseil, qu'il fit rédiger par un avocat au parlement de Paris et où il faisait la critique du régime de mainmorte au point de vue social et économique : « Depuis trente années, disait-il, que le suppliant est pourvu de cette abbaye, il n'y a vu que des hommes lourds, indolents, découragés et abattus^ des terres incultes, une culture absolument négligée, nul commerce, point d'émulation et une apathie générale ; tandis que les habi-

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