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incurie pour ne plus payer tout ou partie de certains droits. D'autre part, le roi, en se réservant les droits usuels des domaines engagés, avait fait tort aux engagistes. Ne tirant peut-être presque plus de revenu de sa terre, le duc crut faire une bonne affaire en rétrocédant le domaine de Beaugé au prix de 45.000 livres, ou plutôt et exactement au prix de 62.115 livres 19 sols 4 deniers ^ Les feudistes de Monsieur, en restaurant tous ces droits, oubliés ou négligés, montrèrent à Monsieur que c'était lui qui avait fait une bonne affaire. Les tenanciers, habitués à peu payer, durent être fort mécontents et se plaindre qu'on leur demandât plus que le dû,
1. C'est à cette somme que fut en effet liquidée la finance dudit engagement par arrêt du Conseil du 10 mars 1779. Le duc d'Estissac avait demandé 81.206 livres. L'opération avait paru si peu avantageuse à Monsieur que, pour l'y décider, il avait fallu l'intervention de M. de Maurepas (Arch. nat., R* 5,213, folios 136 à 141). L'auteur du rapport cité par M. Sagnac semble donc se tromper quand il parle de 45.000 livres. On se demande s'il ne se trompe pas également quand il attribue l'accroissement du revenu uniquement à la rénovation du terrier. Cette augmentation, prévue dès 1779 (voir le même registre R* 6,213), était alors attribuée, par les conseillers de Monsieur, au « renouvellement des baux », ce qui est tout autre chose.
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quand en réalité on ne leur demandait peutêtre que ce dû, sans plus.
Ces plaintes sont nombreuses dans les cahiers; mais les plaignants citent peu de faits précis, saisissables. Même quand c'est Dupont de Nemours qui tient la plume, notre curiosité est un peu déçue. Ainsi on lit dans le cahier du bailliage de Nemours : « Et que dire encore des droits qui ont été de»
siècles ou de longues années sans être perçus, et que des seigneurs font revivre de la seule autorité de leur procureur fiscal^ sans que la justice du Roi en ait prononcé ?
Il y en a dans le bailliage qu'on s'est mis à percevoir de cette manière il y a huit ans ^ » Le moindre fait précisé ferait mieux notre affaire.
Même dans les plaintes que reçut le Gomité des droits féodaux, en 1790 et en 1791, à une époque où on était moins timide, il y a des assertions trop vagues. Ainsi, le 10 août 1789, Seguin, curé de Sauveterre, diocèse d'Agen, écrit : « Je connais une terre où lea