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sera payé par tous les individus du royaume^ dans la proportion de leurs revenus ; 2«> que toutes les charges publiques seront à l'avenir supportées également par tous ; 3^ que tous les droits féodaux seront rachetables par les communautés, en argent; 4® que les corvées seigneuriales, les mainmortes et autres servitudes personnelles seront détruites sans rachat * .
Quoique le vicomte de Noailles, comme nous Tavons dit, n'eût pas grand'chose à sacrifier, son geste souleva l'enthousiasme :
« Il s'est passé aujourd'hui, après diner, dit le Patriote français, l'événement le plus inattendu et la scène la plus touchante. M. le vicomte de Noailles a fait une motion sur l'abandon des privilèges pécuniaires, sur régale répartition des impôts et sur le rachat des droits féodaux. A l'instant, un sentiment généreux s'est emparé des âmes de tous les privilégiés et les a remplies d'enthousiasme... » Gorsas, dans le Courrier de Versailles à PaiiSy raconte que la motion de