Sagnac et Caron, p
184 SURVIVANCE d'une PARTIE DU REQIME FEODAL
suites, comme avoine, poules, manœuvre, argent, et tous les droits seigneuriaux correspondant à ce sac de rente». Si, selon les décrets, on multiplie par 25 le prix moyen d'un sac de blé, d'un sac d'avoine, d'une paire de poules, et par 20 le prix d'une journée de travail, ainsi que les 15 sols dus par sac, on a 540 livres*. Or, il faut racheter en même temps les lods et ventes. Ce sac de rente correspond en moyenne à un fonds de terre de 12.000 livres, soit 500 livres pour le rachat. Au total, le rachat d'un sac de rente monte à 1.040 livres, au lieu de 300 à 400 que valait le sac. Conclusion des laboureurs du Lot-et-Garonne :
« Qu'avez- vous donc fait ? Rien autre chose que d'exalter les esprits et faire crier après vous. »
Aussi les citoyens actifs de Lourmarin, dont nous avons déjà relaté la plainte 2, écrivent-ils (25 décembre 1791) : « Depuis vingt et un mois que la loi sur le régime féodal est rendue, pas un seul redevable des droits