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SURVIVANCE d'une PARJIE DU RÉGIME FÉODAL 185

odieux qui y sont attachés ne s'est rachetée »

Mais il ne faudrait pas généraliser le cas des citoyens de Lourmarin. Il y eut des rachats de droits féodaux, et, quoique nulle statistique de ces rachats n'ait été ou ne puisse être entreprise^ on peut dire qu'il y en eut beaucoup. L'intéressant recueil de documents de M. Porée sur la vente des biens nationaux dans le district de Sens nous apprend que dans l'Yonne, pendant l'année 1791,- la nation perçut, pour le rachat des droits féodaux qui lui appartenaient, la somme de 33.460 livres, et qu'elle perçut, du 1®*" janvier 1792 au 25 août suivant, la somme de 44.0441., soit au total 77.504 livres. Même après que le décret du 25 août 1792, en forçant-les propriétaires des droits seigneuriaux à prouver par titre la légitimité de leur propriété, eut discrédité la valeur de ces droits, il y eut encore, dans TYonne, des rachats, qui produisirent, en faveur de la nation, une recette de 9.660 livres jusqu'au l^^ janvier

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