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CHAPITRE VII

LES OEUVRES ET LES HOMMES DE L'aSSEMBLÉE CONSTITUANTE

Lorsque les électeurs de 1789 rédigèrent leurs cahiers, ils n'avaient pas résolu de changer le gouvernement de la France et ses conditions sociales; mais de corriger les abus d'une ancienne constitution, si peu fixée, d'ailleurs, que son existence même est une hypothèse historique. Lorsque les députés aux Etats généraux se formèrent en Assemblée nationale, ils ne se proposaient pas non plus de renverser la monarchie, mais de la rajeunir.

Les uns et les autres, pourtant, agissaient sous l'empire de doctrines philosophiques qui devaient conduire à ces résultats, tant la vérité exerce sa puissance sur les esprits, même quand ils ne la voient pas encore clairement.

Les institutions fondées par notre première diète nationale furent naturellement une sorte de transaction entre les débris de la société qui allait disparaître et les éléments à peine groupés de la société nouvelle. On ne doit pas s'étonner d'y voir se côtoyer des principes opposés, le droit divin représenté par l'hérédité du pouvoir royal, et la souveraineté du peuple repré-

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