‹ La révolution françaiseChapitre 7 sur 84 · INTRODUCTION XIII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XIII

son a ajouté : « Tout homme a deux patries, celle où il est né et la France. »

« Aujourd'hui s'ouvre une nouvelle époque de l'histoire du monde, » a dit l'Allemand Gœthe.

L'ultramontain de Maistre qualifie la Révolution de satanique; le libéral de Tocqueville y voit quelque chose de providentiel; et il fait remarquer qu'elle a procédé à la manière des révolutions religieuses, ne se renfermant ni dans les limites d'un territoire, ni dans les intérêts d'un peuple, considérant l'homme en général, indépendamment du pays et du temps.

Tel fut en effet le premier acte de ce grand drame qui eut la France pour théâtre. L'Assemblée constituante, pénétrée du sentiment philanthropique, proclama les principes généraux sur lesquels repose la société moderne; elle les formula dans des lois qui font notre admiration.

Mais quand la nation se vit obligée de tenir tète à une coalition des monarchies européennes, acharnées à détruire son ouvrage, l'assemblée qu'elle avait élue pour la représenter dut faire appel surtout au sentiment patriotique; et celuici, par un suprême effort, sauva le berceau de la liberté.

Ce fut le travail de la Convention. Elle aussi a beaucoup créé, beaucoup organisé, mais selon les données de la Constituante : on pourrait dire que

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