INTRODUCTION XV
Le premier Virieu dont l'histoire fasse mention portait le prénom de Wilfredus. Il accompagna l'Empereur Henri III dans son expédition contre les Sarrasins.
Guiffray II de Virieu, qualifié de chevalier en 1145, prit part à la seconde croisade et un Martin de Virieu suivit la troisième.
Il existe aujourd'hui deux branches de la maison de Virieu : celle des Virieu-Beauvoir, barons puis marquis de Faverges, à laquelle appartient le bailli, et celle des Virieu, marquis de Pupetières. Leur filiation respective se suit exactement en remontant jusqu'au treizième siècle, mais l'époque de leur ramification n'est pas connue et les divers généalogistes, d'Hozier en tête, ignorent celle des deux branches qui est l'aînée.
Leurs armes, qui figurent à Versailles, dans la Salle des Croisades, ne diffèrent que par les métaux et les émaux : trois vires d'or sur azur pour la branche de Faverges ; trois vires d'argent sur gueules pour celle de Pupetières. La devise est : Virescitvulnere virtus.
La branche des Virieu-Beauvoir-Faverges est, aujourd'hui, représentée parle colonel marqu is deVirieu, et la branche de Virieu-Pupetières par le marquis de Virieu, petit-fils de celui qu'immortalisa l'amitié de Lamartine (1).
A l'âge de douze ans et trois mois, Jean Loup de
(1) Parmi les treize frères et sœurs du bailli, il faut citer : Joseph Louis, né le 26 avril 1726, gouverneur du duc d'Enghien, puis son gentilhomme d'honneur ; il commanda, en qualité de colonel, la