‹ La révolution françaiseChapitre 13 sur 54 · XVIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XVIII INTRODUCTION

Rappelons seulement à grands traits la suite de sa carrière.

Le duché de Parme n'était pas riche ; son souverain recevait même une pension de Louis XVI et le paiement des échéances arriérées donna lieu à un échange de dépêches entre le bailli et Dumouriez (1). Les appointements de Yirieu étaient donc des plus modestes : 12,000 livres annuelles, plus 3,000 livres de gratification. Encore ces émoluments n'étaient-ils pas régulièrement payés ; le loyer de l'hôtel de la légation, rue de Grenelle-Saint-Germain, n° 59 (en face de la fontaine) était lourd et le bailli qui n'avait aucune fortune se trouva un moment dans une situation fort gênée. Il fallut l'intervention de Montmorinpour rappeler l'Infant à la dignité : « Si cette place, lui écrivait-il le 12 juil- » let 1789, n'est pas toujours occupée par un homme » qui a une fortune considérable par lui-même, il sera » impossible qu'elle soit remplie avec la décence qu'elle )> exige. »

Virieu dut supporter les mêmes ennuis que les divers ambassadeurs accrédités auprès de Louis XVI : violations de lettres, visites domiciliaires (2), etc.

Cependant il put, à la veille même du 20 juin 1792, remplir encore un des usages les plus curieux de sa fonction. Au commencement de ce mois, en sa qualité de chargé d'affaires de Malte, il remit au Roi des faucons

(1) V. aux pièces annexes.

(2) V. les pièces annexes. V. aussi le Département des A/faires Etrangères pendant la Révolution par M. Frédéric Masson, pp. 97, 259 281, et M. Sorel, t. III, p. 14. V. aussi Correspondance diplomatique du baron de Staël, p. 169

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