‹ La révolution françaiseChapitre 15 sur 54 · XX INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XX INTRODUCTION

pour se rendre à Padoue, où il mourut le 8 février 1803. L'invasion du duché de Parme par les troupes françaises et les événements qui avaient suivi l'avaient empêché de revoir le Souverain à qui il avait consacré de si longues et si laborieuses années.

Le chevalier Joseph de Lama fut le bras droit du Bailli pendant toute la durée de sa mission à Versailles et à Paris. Il l'y avait précédé. Il y resta plusieurs mois après le départ de son chef.

Né en 1756, à Parme, Joseph de Lama fut d'abord ingénieur, puis officier de cavalerie. Le 17 novembre 1787, sa Cour l'envoya à Paris pour y remplir les fonctions de secrétaire auprès du comte d'Argental qui se mourait.

Ce fut donc lui qui mit Virieu au courant de ses fonctions diplomatiques. Sous sa direction, il rédigea ou compléta bien des dépêches. Enfin, du Dix Août au 27 octobre 1793, il fut seul chargé de la Légation.

Pendant cette période, il fut en butte à toutes les tracasseries de la part des autorités révolutionnaires. Il a raconté son long martyre dans ses dépêches et cette lecture angoissante est une des plus douloureuses que l'on puisse faire (1).

mettait son épée au service de Ferdinand. — On y voit aussi qu'en novembre 1795, Virieu était à Bâle où le Grand-Maître Rohan lui donnait des instructions pour tâcher de faire rentrer l'Ordre dans ses biens confisqués. — Voir enfin aux pièces annexes la lettre datée de Vevey.

(1) Après sa sortie de France, Lama séjourna longtemps à Brescia et il ne rentra à Parme qu'en 1797. A la mort du duc Ferdinand, il fut nommé secrétaire du comité de la régence, qui n'eut qu'une durée éphémère. Plus tard, en 1814, il devint secrétaire général du Gouvernement. Il rentra peu après dans la vie privée et mourut, à Parme, en 1833.

Page 1