XXII INTRODUCTION
grand-oncle. M. le commandeur Ronchini, directeur des Archives du Palais Farnèse ; M. le chevalier Callegari, archiviste d'Etat, l'ont aidé dans ses recherches avec une bonne grâce charmante. Les archives de la maison San Vitale lui ont, d'autre part, été ouvertes avec une générosité inépuisable par le comte San Vitale, syndic de Parme, et par son frère, le comte Etienne.
C'était donc, — sauf une ou deux lacunes que nous signalons à leur date, — la correspondance complète.
Eii général, chaque pli, fermé le lundi soir, prenait le mardi la route de Parme, et cela avec une exactitude scrupuleuse. Si, par un hasard imprévu, une dépêche s'attarde ou paraît s'égarer, le retard n'est pas long et bientôt on retrouve sa trace. On constatera cependant que, dans les derniers temps du séjour de Virieu et pendant le second intérim de Lama, les lettres sont beaucoup moins longues. C'est que, comme l'écrivent fréquemment les deux diplomates, « il devient chaque jour plus difficile et plus dangereux de relater tout ce que l'on a appris (1). »
Si l'esprit, au sens où l'entendait le dix-huitième siècle, fait souvent défaut dans ces dépêches, ce n'est pas que Virieu en manquât, — je n'en citerai qu'un exemple en rappelant ici la lettre qu'il a écrite sur la grande journée de la Fédération du 14 juillet 1790, défi) Nous nous sommes abstenus de reproduire les compte rendus des Assemblées politiques ; on les trouve partout et rien ne remplacera le travail fait sur ce point dans le Moniteur. C'eût été alourdir, sans aucun profit, la correspondance.