‹ La révolution françaiseChapitre 18 sur 54 · INTRODUCTION XXIII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XXIII

pêche dans laquelle ne font défaut ni les détails amusants, ni même le récit très gaulois d'une scène qui se passa sous l'autel de la Patrie, — non, Virieu ne manquait pas d'esprit, — mais ce n'était pas là la note générale de cette époque troublée, grandiose et terrible. Le récit est net, franc, facile ; il a toutes les allures de la vérité. L'anecdote y fourmille ; le témoignage oculaire du promeneur curieux qu'était Virieu est constamment apporté à l'appui des récits du diplomate.

L'année 1788, bien qu'elle n'appartienne pas à proprement parler à la Révolution, en est comme la préface nécessaire. La disette, les difficultés financières, les projets de réforme, le ministère de Brienne, la seconde Assemblée des Notables, voilà le rideau qui se lève et le prologue qui commence.

Avec une grande habileté de composition et comme s'il avait prévu la publicité que ses lettres devaient recevoir, Virieu, dans ses premières dépêches, pose ses personnages dans leur cadre et leur vie de tous les jours.

Si c'est Lama qui a montré Louis XVI encore Roi visitant les Invalides et dévoilant dans cette scène toute la bonté de sa nature, c'est Virieu qui raconte la procession du 5 mai et qui nous présente ce député du Tiers qui a refusé de quitter sa blouse pour assister à cette grande cérémonie.

Dans la dépêche du 21 septembre 1789, voici décrite la physionomie de l'Assemblée et les portraits des grands acteurs : Mirabeau, l'abbé Maury, Gler mont-Tonnerre.

Aujourd'hui, c'est le duc d'Orléans qui intrigue dès

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