‹ La révolution françaiseChapitre 19 sur 54 · XXIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXIV INTRODUCTION

les premiers jours, qui ne tarde pas à devenir criminel et qui provoque la généreuse indignation du Bailli.

Demain, ce seront les Girondins et Danton, « ce gueux de Danton », qui lui fait oublier sa réserve diplomatique « et qu'on pourrait, dit-il, pendre en toute sécurité et sans le moindre scrupule, sur sa seule figure. »

Puis, ce sont les grandes journées, dans leurs détails populaires ou pittoresques ; le pillage de la maison Réveillon, que Taine aurait été heureux de connaître ; les funérailles de Mirabeau ; la fête de la Fédération, où Virieu lui-même s'enthousiasme, malgré son dédain d'aristocrate et de royaliste ; le 27 juin 1791, c'est le récit de la fuite du Roi, de son arrestation à Varennes ; Virieu n'a-t-il pas été le témoin oculaire de la rentrée de Louis XVI dans Paris ? (1) Le 18 juillet suivant, translation des cendres de Voltaire coïncidant avec la seconde fête de la Fédération qui, celle-ci encore, a le don d'échauffer le bon Virieu.

Dans son récit de la journée du 20 Juin, il donne une nouvelle version du fameux mot de Louis XVI au grenadier de la Garde nationale et, quant à la Journée du Dix Août, comme Virieu n'a pas de chiffre, il ne peut que se montrer très prudent, ce qui n'empêche pas sa lettre du 12 d'être longue et curieuse.

Dans cette correspondance, trois lettres méritent particulièrement l'attention.

(1) Du reste, cette dépêche fort intéressante n'a pas pris la voie ordinaire (Virieu le dit dans celle du 3 juillet;, et c'est sans doute à cette précaution qu'on en doit l'arrivée à Parme et, par conséquent, sa conservation pour l'Histoire.

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