XXVI INTRODUCTION
agonie. A deux reprises, le chevalier a la vision du seul dénouement possible, le Dictateur.
Cette correspondance se termine d'une façon tragique. La simplicité est éloquente : « Si le 21 janvier, dit-il, est un jour à jamais néfaste pour la famille des Bourbons, le 16 octobre le sera encore plus. Les journaux auront annoncé à V. E. que la royale Souveraine est morte avec un grand courage. Elle n'a pas démenti un seul instant la grande âme et le sang illustre de la maison d'Autriche.
« Le duc d'Orléans est à Paris. On croit qu'il sera acquitté, tandis que Bailly et Manuel seront guillotinés d'ici à peu.
« La puissance des Jacobins est arrivée au plus haut degré. Il est inutile de la combattre. »
Sans parler du Mémorial de Governor Morris, des Lettres de Mercy-Argenteau et de celles de Grimm, — dont l'importance n'est que de second ordre, — la correspondance du bailli de Virieu paraît, au premier abord, se rapprocher de deux publications qui émanent, elles aussi, de diplomates accrédités auprès de la Cour de France.
Les mémoires de Mgr de Salamon (1) sont purement anecdotiques et n'ont qu'un caractère personnel.
Sa correspondance avec Rome n'a pas pu être retrouvée.
Quant à la Correspondance diplomatique du baron
(1) Mémoires inédits de V Internonce à Paris pendant la Révolution 1790-1801, publiés par l'abbé Bridier. Paris, Pion, 1890.