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INTRODUCTION IX

Bernis, pendant son ambassade à Venise, n'avait pas eu de meilleur appui et, grâce à « Madame Infante », la Cour de Parme était vite devenue un centre d'esprit français.

Cette princesse avait ainsi obtenu la nomination du comte d'Argental comme représentant du Duché auprès du cabinet de Versailles et, par cet ami de Voltaire et de Mme de Tencin, la désignation de Condillac en qualité de précepteur du jeune Infant don Ferdinand.

Ce prince, né le 20 janvier 1751, n'avait que quatorze ans à la mort de son père (1).

Tandis que Condillac se mettait à rédiger pour son élève un cours complet d'instruction (2) qui avait la prétention de condenser toutes les connaissances humaines, la direction politique du duché était confiée au français Guillaume du Tillot. Celui-ci n'eut rien de plus pressé que d'appliquer, dans le gouvernement de Parme, les idées philosophiques alors si appréciées. La lutte contre l'Eglise et ses représentants devint ainsi l'idée maîtresse de la régence.

Mais Ferdinand qui devait, dans la suite, montrer si peu d'énergie, se révolta, le jour même de sa majorité, en congédiant du Tillot. A cet acte, il donna une suite naturelle, six ans plus tard, en rétablissant l'Inquisition dans ses États.

Le 27 juin 1769, il avait épousé Marie-Amélie, archiduchesse d'Autriche, fille de Marie-Thérèse, sœur par

(1) 18 juillet 1765.

(2) Parme, 1775. 13 volumes in-8°.

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