X INTRODUCTION
conséquent de Marie-Antoinette et du prince qui devait être l'Empereur Joseph II.
D'après les notes diplomatiques que nous avons retrouvées dans les papiers du bailli de Yirieu (1), « l'Infant a été élevé par d'habiles maîtres ; il a de l'instruction, mais il est renfermé et peu capable de se livrer à des ouvertures de confiance. Au surplus, ajoute ^e narrateur, il ne s'est trouvé ni dans des circonstances, ni sur un théâtre qui aient pu le faire remarquer.
« On a eu plus d'occasions d'observer l'Infante. Elle joint à beaucoup d'esprit delà bonté et de la franchise. Elle a, malgré quelques dissentiments domestiques qui ont été trop connus, conservé un grand ascendant sur le prince son époux; elle a, d'ailleurs, une certaine élévation dans les idées qui rend inutiles les représentations de quelque part qu'elles lui viennent lorsqu'elles ne sont pas accompagnées de tous les égards, tous les ménagements qui éloignent le soupçon du moindre oubli de sa dignité et de son indépendance. »
Au physique, « elle réunissait, à la plus belle taille
de cinq pieds trois pouces passés, un air majestueux,
de grands yeux bleus, des cheveux châtains et une
physionomie régulièrement belle... Son abord paraît
fr oid ; mais le jugement et le sens droit qu'elle possède
font préférer ces qualités essentielles à une vivacité de
pur agrément. »
Au demeurant, Don Ferdinand était resté un grand
(1) Elles émanent vraisemblablement du comte de Flavigny, ministre de France auprès de la Cour de Parme.