‹ La révolution françaiseChapitre 6 sur 54 · INTRODUCTION XI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XI

enfant, gardé à vue par son confesseur le capucin Turchi, « homme d'adresse, d'esprit et d'intrigue » ; c'était un vrai Bourbon de la dernière période, faible et paresseux, sans énergie, un autre Louis XVI auquel il ressemblait beaucoup dans ses traits et ses allures.

L'Infante, au contraire, était une femme de tête, plus volontaire cependant qu'énergique, pâle reproduction de sa glorieuse mère.

La Révolution française dépouilla Ferdinand de la presque totalité de ses Etats (1797) ; il eut cependant, avant de mourir (1), la consolation de voir une entente franco-espagnole constituer, pour son fils Louis, le royaume éphémère d'Etrurie (2).

Pendant les années qui précédèrent la Révolution, Parme était « un poste d'observation assez important » ; cette Cour, sans doute, « n'offrait aucun objet de négociation, mais le Roi de France n'ayant de ministre ni à Milan, ni à Modène, c'était celui de Parme qui y suppléait (3). »

Tous les départements ministériels du Duché : Affaires étrangères, Guerre, Grâce et Justice, Finances et Maison Royale, étaient réunis entre les mains du

(1) 9 octobre 1802.

(2) 21 mars 1801.

(3) Note diplomatique trouvée dans les papiers de Virieu. — Passant en revue la situation de l'Italie à cette date, M. A. Sorel (L'Europe et la Révolution française, t. I, p. 392) s'exprime ainsi : « Je ne parlerai point de Lucques, ni de Parme, ni de Modène : c'étaient des territoires et non des Etats. C'est ainsi que la Révolution les considéra. Elle continua de les traiter comme les traitait l'ancien régime. Elle en fit des lots et en disposa selon ses contenances. »

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