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CHAPITRE Vil

LA RÉVOLDTION ET LE CUHISTUNISME .

Guerre à mort de la Révolution contre ses deux rivaux. — Contre le christianisme. — Spoliation de l'Église. — Spoliation accomplie au nom des Romains. — Décrets de spoliation. — Actes et paroles sacrilèges inspirés- par l'antiquité païenne. — Abolition des vœux et des ordres religieux. — Abolition accomplie au nom de l’idée païenne et de l’horreur du moyen âge.

L’homme remis, au nom de la nalure el à l’instar de l’antiquité, en pleine possession de ses droits souverains, il lui reste, pour les exercer sans obstacle, à abattre ses deux rivaux : la religion et la royauté. Voyons-le à. l’œüVre, d’abord contre le christianisme.

Après avoir à son début et dans l’intérêt de son triomphe, |)rotesté de son respect pour la religion, la Révolution jette le masque et déclare que la religion dépend d’elle, et qu’elle entend la modifler à son gré. En attendant qu’elle établisse ellemême sa propre religion, choses et personnes, tout devient l’objet de ses attaques. Elle commence par la propriété de l’Église.

Quand, dans les siècles chrétiens, des rois, des empereurs, des princes s’emparèrent des biens du clergé, ce fut un acte de violence et de brigandage. Aucun des spoliateurs n’essaya de soutenir thèse pour justifier sa conduite, en niant au propriétaire dépouillé le droit de posséder. Le Dieu-Peuple, la Déesse-Nation, divinités parfaitement grecques et romaines, n’étaient plus connues. Il était réservé à la Révolution et à la Renaissance, sa mère, de les faire revivre avec leurs antiques droits. Pendant plus d’un mois, on discute à l’Assemblée constituante sur le droit de propriété ; on le dénie à l’Église pour l’attribuer exclusivement à la Nation, et la Nation, qui vient de retrouver ses droits, s’empare des biens de l’Église.

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