‹ La révolutionChapitre 55 sur 93 · BRUTUS ET LOUIS XVI · texte numérisé non relu

BRUTUS ET LOUIS XVI

L» Révolution se personnifiant dans Brutus. — Brutns patron de l’Aa- • semblée natioiiaie et du club des Jacobins. — Brutus exalté. — Brutus poussant k l’abolition de la royauté. — Séance du 22 septembre 1792. — Adresses à la Convention. — Fête de l'abolition de la royauté.

A l’exemple de l’Assemblée, le club des Jacobins prend officiellement Brutus pour son patron. Dès ce moment la Révolution tourne nettement à l’abolition de la royauté et au régicide. Personnifiée dans Brutus, elle ne connaît plus que les exemples et les maximes des tyrannicides de l’ancienne Rome. Elle les invoque à tout propos. Ils sont le meilleur argument de ses orateurs, comme Vultima ratio des acteurs du drame sanglant qui se dénoua le 21 janvier.

La statue de Brutus est dans toutes les rues, son nom dans toutes les bouches. Son effigie baisée, vénérée, fait vei-ser des larmes et pousser des soupirs : « O vous, les plus grands des humains, vous dont mon cœur a arrosé de larmes d’admiration et de reconnaissance les images sacrées, divin Caton, divin Bmtus, etc. L » Chaque soir, sur tous les points de la France, le théâtre l’offre aux applaudissements frénétiques de la foule: entrons dans quelques détails.

« Le 27 août 1792, le peuple régénéré brisait les bustes des grands hommes de la France chrétienne, renversait de tous côtés les statues des rois et les tableaux des saints. Toutes les images furent remplacées par le buste de Brutus. C’était le roi qui l’avait fait venir de Rome, lorsque David fut chargé par Sa Majesté de faire le tableau du supplice des fils de ce Romain.

« Brutus fut multiplié à l’infini. Des copies en plâtre enlai-

1 AïoiiU. 10 octobre 1704.

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