LE DÉPARTEMENT DES HOPITAUX
Tandis que le Comité de Mendicité se livrait à ses longues et minutieuses recherches, la Municipalité s'intéressait aussi à la question hospitalière. Après la nomination de leurs représentants aux Etats-Généraux, les électeurs de Paris ne se séparèrent point, mais constituèrent l'Assemblée générale des électeurs de la Commune de Partis, qui établit à son tour un comité permanent. Celuici se substitua au Conseil de la Ville présidé par le prévot des marchands etles échevins. Bailly fut porté à la tête de ce Comité au lendemain de la prise de la Bastille et le titre de Marre lui fut CONTÉLS (1),
Aussitôt (19 août 1789) les administrateurs du Bureau de l'Hôpital général ainsi que ceux du Bureau de l'Hôtel-Dieu donnèrent leur démission (2). Mais ils consentirent, sur la demande des autorités municipales, à rester en fonctions jusqu’à ce qu’on eût pourvu à leur remplacement.
Le 8 octobre 1789 fut institué un Conseil de Ville qui prit en main l'administration municipale. Ce Conseil fut subdivisé en huit départements à la tête desquels on nomma un lieutenant de maire. Le cinquième département constitua /e département des hôpitaux. De Jussieu, professeur de botanique au Jardin du Roï, en devint le chef et prit, par conséquent, le titre de lieutenant de maire au département des hopitaux.
L'œuvre de la nouvelle institution devait être la suivante :
« Le cinquième Département de la Municipalité, connu sous » le nom de Département des hôpitaux, a été chargé, par la » Commune, de la surveillance et inspection des hôpitaux et
(:) Cf. Louis Parturier. Op. cit., p. 202.
(2) Cf, Brièle, Délibérations du Bureau de l'Hôtel-Dieu, tome I, p. 253.
Tee
» autres établissements du même genre, tant dans Paris qu'au » dehors, ci-devant soumis à la police de Paris; de l'examen » des comptes des Bureaux de leur administration ; de l'inspec- » tion et police du Bureau des nourrices et recommanda- » resses (1) ; des ateliers de charité pour procurer du travail aux » nécessiteux ; des bureaux de distribution de remèdes gratuits ; » de la visite des pharmacies, en ce qui était ci-devant attribué » aux magistrats : de la suite des contraventions constatées par » les procès-verbaux des gens de l’art: de l'inspection des éta- » blissements faits ou à faire pour supprimer la mendicité et » réprimer les vagabonds.
» Les officiers municipaux préposés, sous le Maire, à ce » Département, sont M. de Jussieu, lieutenant de maire; » MM. Baignères, Langlard, La Saudade, Guignard et Sabatier, » conseillers-administrateurs. » (2).
Au début, le nouveau Département des Hôpitaux eut une « bonne presse. » Le Moniteur Universel du 24 novembre 1789 disait : +
« L'Administration, le soin, la régie des hôpitaux, forment » autant de soins qui appartiennent de droit à la Municipalité » et qui composent un des départements de celle de Paris. » M. de Jussieu est le lieutenant qui y est attaché ; nommer ce » savant et judicieux médecin, c'est faire l'éloge du choix et » donner lieu d'espérer qu'enfin les malheureux qui vont cher. » cher le repos et la santé dans les hôpitaux n'y trouveront plus » des fatigues ou la mort (3). » |
En effet, il avait été juste de choisir le grand homme et de le mettre à la tête de cet important service ; mais il semble que de Jussieu n'était pas animé de l'esprit large et bienfaisant de
(1) Recommandaresse ou recommanderesse signifie placeuse, directrice de bureau de placement.
(2) Préambule du « Compte rendu à la Commune par le Département des Hôpitaux » non daté, ni signé, mais que l’on sait être l'œuvre de de Jussieu et de Langlard, conseiller-administrateur, et avoir été présenté les 19 avril et 6 mai 1790 (Bibl. nat. Lb 40/1221).
Cf. : Sigismond Lacroix. Op. cit. Tome V, p. 264.
P. Robiquet. — Le personnel municipal de Paris pendant la Révolution, p. 258.
(3) Cf. : Louis Parturier. Op. cit., p. 202.
La Rochefoucauld-Liancourt. Pris d'un beau zèle à l'origine, il rédigea ses questionnaires, qui fournissent tant de renseignements intéressants. Mais en matière politique, il ne se signala point comme un esprit ami du progrès.
Certaiaes parties de ses «questionnaires sur les hôpitaux (1) » étonnent dela part d’un médecin. Il eut, en diversescirconstances, en particulier dans l'affaire des billets de confession à la Salpétrière (2), une attitude qui surprend, et ses rapports ne semblent pas avoir été empreints de l’impartialité des rapports du Comité de Mendicité (3). Quoiqu'il en soit, de Jussieu et ses collaborateurs firent œuvre utile et mirent toute leur ardeur et toute leur science à ce gigantesque travail d'enquête qui devait être la base de l’organisation hospitalière moderne.
L'Ascemblée nationale ratifia en quelque sorte la nouvelle . organisation. (Décret du 14 décembre 1789).
L'article so du nouveau décret attribuait au pouvoir municipal « l'Administration des établissements qui appartiennent à la commune, qui sont entretenus de ses deniers, ou qui sont particulièrement destinés à l'usage des citoyens dont elle est composée. » (4)
Décret contradictoire le 22 du même mois : «les Administrations du département, ordonne l’Assemblée Nationale, seront encore chargées sous l'autorité et l'inspection du Roi comme chef suprême de la Nation et de l'Administration générale du Royaume, de toutes les parties de cette Administration, notamment de celles qui sont relatives :1°au soulagement des pauvres et à la police des mendiants et vagabonds ; 20 à l'inspection et à l'amélioration du régime des hôpitaux, hôtels-Dieu, établisse-
(1) Voir plus loin : Hospice de Bicêtre, les vénériens. (2) Voir Salpétrière. Affaire des billets de confession.
(3) Cette opinion ne nous est pas strictement personnelle. Le Journal de la Municipalité et des Sections du 29 juin 1790 disait de lui, à propos de l'affaire des billets de confession : « Les âmes pieuses sont sujettes à de pieu- » ses erreurs : le lieutenant de maire (de Jussieu), hommeautant vertueux » qu’instruit dans les sciences les plus utiles, n’a pu mettre son cœur à l'abri » de la surprise, et dans son rapport, il a été l'écho des prêtres, de la supé- » rieure et des anciens administrateurs. » (Sigismond Lacroix. Op. cit, Tome pr120:)
(4) Louis Parturier. Op. cit, p. 202.
ments et ateliers de charité, prisons, maisons d'arrêt et de cor- ECHO LAN (1)
Enfin, le titre 1°" de l’article 52 des décrets du 27 juin 1790 donnait à la Municipalité la direction des établissements hospitaliers, mais seulement par délégation et sous l’autorité de l'Administration du département de Paris. M. Louis Parturier insiste sur cette curieuse situation en droit.
En fait, la Municipalité conserva jusqu'au 11 avril 1791 la direction des hôpitaux. Elle dut se borner à un travail d'enquêtes et ne prit pour ainsi dire, pour les établissements hospitaliers, que des décisions d'ordre intérieur. Cette partie de sa tâche est étudiée plus loin avec l’histoire des hôpitaux à cette époque.
Au mois d'avril 1700, de Jussieu adresse aux économes et administrateurs de chacun des hôpitaux parisiens les questionnaires détaillés dont il a été parlé déjà. Les réponses parvinrent au mois de mai. Elles nous ont été conservées et seront souvent citées dans le cours de cet ouvrage. Malheureusement les mémoires sur l'Hôtel-Dieu et ses dépendances ne nous sont pas parvenus (2).
Ces réponses servirent de base aux rapports de Jussieu et de Langlard (3) lus par de Jussieu à l’Assemblée des représentants de la Commune /es 19 avril et 6 mat 1790.
Le 4 février 1790, l'Assemblée de la Commune reçut une plainte de Colon de Dirol, chirurgien de Bicêtre, sur la situation de ses malades (4).
En mars, on l’a vu déjà, elle destitua le médecin de la Salpétrière, Chambon de Montaux, pour quelques propos désobligeants tenus sur les sœurs officières, des vivacités quand elles manquaient au service, un propos trréligieux (s). Triste besogne qui fait juger l'esprit de cette première municipalité de Paris et de son département des hôpitaux, et qui contraste singulièrement avec les paroles pleines de tolérance que nous trouverons
(1) Louis Parturier. Op. cit. p 202.
(2) Tuetey. Op. cit. Tome l°*, Introduction, p. XVIIL.
(3) Cf. : Sigismond Lacroix. Op. cit. Tome V, p. 46, P. 57, P. 257, P. 264-268. (4) Voir plus loin : Hospice de Bicêtre.
(s) Cf. Sigismond Lacroix. Op. cit, Tome IV, p. 604.
Vos
plus loin dans le rapport du Comité de Mendicité sur l'hôpital de la Charité !
Le 12 mai 1700, de Jussieu écrivit aux administrateurs du
Bureau de l'Hôtel-Dieu la lettre suivante :
« Messieurs,
» Je viens de recevoir une iettre de M. le Maire de Paris qui, me rappelant les réglemens de la maison des Incurables, observe que malgré votre vigilance il s’est introduit dans cette maison plusieurs abus, surtout relativement à l'admission des malades. Ces règlemens indiquent les genres de maladies qui donnent entrée dans l'hôpital et celles qui en sont exclües. Cependant il paroît que MM. les Officiers de santé, peu attentifs à faire cette distinction, donnent trop facilement des certificats au moyen desquels on se trouve forcé de recevoir des personnes qui ne sont point malades, ou qui n'ont que de légères indispositions. De plus, l'Administration, trompée quelquefo's par de fausses déclarations de pauvreté, est encore dans le cas d'admettre des citoyens qui ont une fortune sufhsante pour exister hors de la maison. C'est probablement pour remédier à ce double abus que les règlemens enjoignent aux administrateurs de faire tous les ans, entre Paques et la Pentecôte, une visite exacte dans la maison, et de renvoyer ceux qui ne sont pas dans les cas énoncés par ces règlemens. M. le Maire, instruit de cette circonstance, me charge, Messieurs, de vous prier de procéder maintenant à cette visite, et il désire particulièrement que je me joigne à vous, au nom de la Municipalité, dans le cas où vous pourriez éprouver quelque obstacle dans cette recherche de la part des malades, dont quelques-uns ont paru méconnaitre les droits de l’administration. Une réclamation du corps des avocats détermine cette demande de M. le Maire. Ce corps nomme par son bâtonnier à un lit des Incurables qui est toujours occupé par un avocat. Le corps croit que le titulaire actuel n'est ni assez malade, ni assez pauvre pour rester dans la maison, et il voudroit en placer un autre qui, un autre qui, malheureusement pour lui, réunit au suprème degré, les qualités requises pour son admission. M. le Bâtonnier s’est adressé à vous, Messieurs
AO
pour pouvoir substituer son confrère malade à celui qui ne l'est pas. Vous lui avez dit que vous ne croyez pas avoir en vous les moyens de satisfaire à sa demande, mais vous avez ajouté que vous prèteriez aux démarches étrangères qui tendraient à opérer cette mutation. C'est en conséquence de cette réponse que M. le Bâtonnier s'est adressé à M. le Maire, qui, pénétré de la justice de cette demande, en supposant ces faits prouvés, s'est empressé de m'écrire pour me charger de faire avec vous la vérification des faits. Ila cru en même tems devoir généraliser la demande pour chercher à produire un bien général, en même tems qu'un avantage particulier. Je vous prie, Messieurs, de vouloir bien me faire connaître ce que vous pensez sur la mission qui m'est donnée par M. le Maire, ét sur la manière de l'exécuter. Il souhaite plus que personne que la règle soit exactement observée dans tous les hôpitaux, et si J'attache quelque prix à l'autorité que la municipalité m'a confiée, c’est particulièrement lorsqu'elle me met dans le cas de seconder les diverses administrations préposées à la direction des hôpitaux, et de les aider à faire cesser les abus que l’on cherche à y introduire dans des moments de trouble et d'anarchie. » J'ai l'honneur d’être, etc.
» Signé : DE Jussieu » (1).
Le même jour, le Bureau répondit très justement :
« Monsieur,
» Nous avons délibéré sur la lettre que vous nous avez fait l'honneur de nous écrire en date de ce jour, nous ne pensons pas que ce soit dans un tems que vous qualifiez vous-même de tems de trouble et d’anarchie, qu'il convienne d'apporter une sévérité rigoureuse à l'observation des règlemens. Nous croyons d'autant moins pouvoir nous prêter à la démarche que vous désirez de notre part, qu'il nous semble qu'il serait trop dur de rappeller l'exécution d’un règlement général, et de priver les infortunés d’un état dont ils jouissent depuis longtemps, uniquement pour parvenir à satisfaire l'intention d'un
(1) Brièle. Délibérations de l’ancien bureau de l’Hôtel-Dieu, tome Il, p.271-
boire
» fondateur particulier. ‘Du reste, comme il est vraisemblable » que le moment auquel la municipalité pourra remplir nos vœux,
.» en prenant elle-même l'Administration dont nous sommes chargés, » est peu éloigné, nous vous engageons, s’il est impossible d'accé- » lérer cet instant, à différer jusque-là les démarches que vous » croirez devoir faire pour l'exécution des règlements. »
L'Assemblée des Représentants de la Commune (1) s'occupa fréquemment de l'hospice de la Salpétrière où le régime était détestable et la malpropreté extraordinaire. Déjà les pensionnaires eux-mêmes s'étaient plaints (7 juin 1790), déjà l'Assemblée avait chargé son Département des hôpitaux et deux commissaires spéciaux, Beaubois et le Tellier, de faire une enquête (2). Une grande discussion s'ouvrit le 3 juillet, à propos de l'affaire des billets de confession, sur laquelle on reviendra plus loin. Comme un membre profitait de la discussion pour réclamer un meilleur régime pour les malades qui mouraient littéralement de faim, de Jussieu parla de raisons financières qui rendaient très difficiles les adoucissements demandés par ses collègues. Il donnaïd'ailleurs des raisons plausibles, alléguant que les revenus de la Salpêtrière avaient subi une diminution de plus d'un million, (soit par le refus que les spectacles faisaient de payer les droits qui lui étaient attribués (3), soit par la fraude des entrées sur les boissons ». Comme on s’inquiétait aussi de la gale qui régnait à l’état endémique à l’hospice, de Jussieu fit remarquer qu'on était obligé, vu le grand nombre des pauvres, de coucher les rs guéris dans leurs anciens dortoirs où ils se contaminaient de nouveau. Sur quoi «l’Assemblée plus affligée que surprise de ces détails, et regrettant de n'y pouvoir remédier à l'instant, a arrêté de passer à l'ordre du jour » (4).
Le 20 juillet enfin, Cousin, professeur au Collège royal, lut un mémoire qui nous est resté (s) et qui donne des renseigne-
(1) Voir plus loin : Hospice de la Salpêtrière
(2) Sigismond Lacroix. Op. cit. Tome V, p. 676. (3) Sigismond Lacroix. Op. cit. Tome VI, p. 377. (4) Sigismond Lacroix. Op. cit. Tome VI, p. 377.
(5) Mémoire sur l'hôpital de la Salpêtrière, lu dans | Assemblée générale des Représentants de la Commune, le 20 juillet 1790, par M. Cousin, professeur au Collège royal. Imp. 15 p. in-8°. Bib. Nat. Lb 40/1233.
ments aussi afiligeants que les autres documents. La gale, la malpropreté, l'insuffisance de la nourriture sont signalées par lui, de même que par le Comité de Mendicité.
Après une longue discussion, on nomma trois commissaires, Cousin, Michel et Pelletier, auxquels on adjoignit le procureur syndic, (à l'effet de rechercher avec soin, conjointement avec le Département des hôpitaux, toutesles améliorations dont le régime des hôpitaux est susceptible, et de proposer ensuite un projet de règlement, sous le double rapport de l'intérêt général de la maison et de celui des pauvres en particulier. »
Devant les difficultés qui s’accumulaient le Bureau de l'Hôtel- Dieu donna de nouveau sa démission (2 mars 1701), qui fut bientôt suivie par celle du Bureau de l'Hôpital général.
Aussitôt le Directoire du Département intervint et prévint le 29 mars le Bureau de l’Hôtel-Dieu qu'il allait prendre en main l'administration des hôpitaux. Le Bureau répondit :
« Messieurs,
» Nous avons eu l'honneur de vous instruire par notre lettre » du 16 de ce mois que nous ne pouvions conserver plus long- » temps les fonctions d’administrateurs de l’Hôtel-Dieu et de » l'hôpital des Incurables, et que nous les cesserions entièrement » au 15 du mois d’avril. Quoique M. le Procureur-général syndic, » dans la lettre qu'il nous a fait l'honneur de nous adresser en » date du 23 courant, ne nous fasse pas connaître les mesures que » vous prenez pour pourvoir à cette époque à l'administration » de ces deux maisons, nous nous flattons que vous voulez bien » ne pas perdre de vue cet objet sur lequel nous croyons devoir » insister pour l'avantage de ces deux hôpitaux. Nous ne pou- »y vons néanmoins nous dispenser de persister dans notre déli- » bération que plusieurs d’entre nous ont prise en conséquence » des arrangemens personnels qui ne leur permettront pas » même de se trouver à Paris, passé le 15 avril.
» Nous sommes avec respect, etc... » (30 mars 1701).
Le Bureau démissionnaire insista encore sur la nécessité de la réorganisation administrative dans une seconde réponse qu il fit au Directoire le 1e° avril. Le 6, il lui adressa « l’état général des
» maisons hospitalières de l'Hôtel-Dieu, l'état des malades reçus » en 1700 à l'Hôtel-Dieu et à l'hôpital Saint-Louis, l’état des reve- » nus de l'Hôtel-Dieu, un autre état des créances, de la caisse et » de l'argenterie, ainsi qu'un relevé approximatif des sommes » dues par le même établissement. » (1) Le 13 avril la nouvelle Administration était constituée (2). Le 15, le Bureau de l'Hôtel- Dieu se réunit pour la dernière fois. Il avait été en fonctions 286 ans, de 1505 à 1791.
Les nouveaux administrateurs des hôpitaux s'occupèrent, dès leur entrée en fonction, de mettre fin à un conflit qui s'était élevé entre les religieuses et le personnel laïque de l'Hôtel-Dieu. Mais leur pouvoir même ne devait être qu'éphémère et le Directoire ne conserva que 16 mois la gestion des hôpitaux. « Le 10 août 1792, les commissaires nommés par les sections s'emparèrent de l'Hôtel-de-Viile, et la Commune, maîtresse de Paris, fut de nouveau placée à la tête de l'administration hospitalière. Elle y resta près de 2ans (3). »
La nouvelle Administration s'imposait une tâche énorme. On en jugera par l'étude des hôpitaux parisiens pendant les premières années de la Révolution.
(1) Tuetey. Op. cit. Tome l‘' Introduction, p, XXVII.
2) « Mercredi 13 avril 1791.
» J'ai l'honneur, Messieurs, de vous prévenir que sur la démission que » vous avez donnée de vos fonctions d’administrateurs de l'Hôtel-Dieu, le » Directoire à confié provisoirement cette administration à MM. Montlinot, » Cousin, Thouret, Cabanis et Aubry-Dumesnil. Le procureur général syndic » du département, Signé : Pastoret. » (Brièle. Délibérations du Bureau de l’'Hôtel-Dieu. Tome Il, p. 285).
(3) Louis Parturier. Op. cit p. 206.
.. Bureau de lHôtel-Dieu