‹ La révolutionChapitre 2 sur 17 · Lettre d*an révolutiounaire d'Allemagoe à un francmaçou · texte numérisé non relu

Lettre d*an révolutiounaire d'Allemagoe à un francmaçou

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30 LA RBVOLUTIO'N

tout à tous pour gagner tout le monde à sa cause. Afin de pervertir les chrétiens, afin de nous ravir le sens catholique, elle se sert <^.ô l'éducation qu'elle fausse; de renseignement qu'elle empoisonne; de l'histoire, qu'elle falsifie; de la presse, dont elle fait l'usage que chacun sait; de la loi, dont elle prend le manteau; de la politique, qu'elle inspire; de la religion elle-même, dont elle prend parfois les dehors pour mieux séduire les âmes. Elle se sert des sciences, qu'elle trouve moyen d'insurger contre le Dieu des sciences ; elle se sert des arts, qui deviennent, sous sa mortelle influence, la perte des mœurs publiques et la déification de la volupté.

Pourvu que Satan atteigne son but, peu lui importent les moyens. Il n*est pas si délicat qu'on pense, et ses amis ne le sont pas non plus.

On peut le dire cependant, le principal caractère des attaques de la Révolution contre l'Église, c'est l'audace dans le mensonge. C'est par le mensonge qu'eUe ébranle le respect de la Papauté, qu'elle vilipende nos Évéques et nos prêtres, qu'elle bat en brèche les institutions catholiques les plus vénérables et qu'elle prépare la ruine de la société. Par le mensonge cynique et persévérant, la Révolution fascine

et séduit les masses toujours peu instruites et peu habituées à suspecter la bonne foi de ceux qui leur parlent. Sur mille hommes qu'elle parvient à séduire, neuf cent quatre-vingt-dixneuf sont victimes de cette tactique odieuse. Malheur à elle I malheur aux séducteurs des peuples, qui mettent au service dû mensonge l'énergie que Dieu leur a donnée pour servir la société I Fils de la Révolution, ils ne craignent pas d'appeler mal ce qui est bien, d'appeler bien ce qui est mal. Sur eux tombe le terrible anathème : Fa? qui dicitis malum honum^ et honum malum! Yx gerUi insurgenti super genus meum I Malheur à la race qui ^'attaque à mes enfants! »

Mais est-il bien vrai que la Révolution soit aussi perverse? Est-il vrai qu'elle conspire ainsi contre Dieu et les hommes ? Écoutez ses propres aveux, écoutez ses projets diitnes de l'enfer!

£A RBTOLCTIOH

01 la conspiration antlcbrétlenne de la Révolnflon est une chimère.

La Révolution, préparée par le paganisme ie la Renaissance, par le protestantisme et le Toltairianisme, est née en France, avons-nous dit, à la fin du siècle dernier; les Sociétés secrètes, déjà puissantes à cette époque, présidèrent à sa naissance. Mirabeau et presque tous les hommes de 89, Danton et Robespierre^ et les autres scélérats de 93, appartenaient à ces sociétés. Depuis quarante ans, le foyer révolutionnaire s'est déplacé ; il s'est transporté en Italie (1), et c'est de là que la Vente, ou Conseil suprême, dirige, avec. une prudence de serpent, le grand mouvement, la grande révolte dans l'Europe entière. On ne vise qu'à TEui-ope, parce que l'Europe est la tête du monde.

r I Ne semble-t-il pas qae, depuis 1870, la Prusse cherche à remplacer ritalie? ^ .

La Providence a permis que, dans ces dernières années, quelques documents authentiques de la conspiration révolutionnaire tombassent entre les mains de la police romaine. Ils ont été publiés, et nous en donnons ici quelques extraits. Habemus confitentem rewn.

La Révolution va nous dire elle-même, par par l'organe de ses chefs reconnus : 1© qu'elle a un plan d'attaque général et organisé ; 2© que, pour régner, elle veut corrompre et corrompre systématiquement; 3o que cette corruption, elle l'applique principalement à la jeunesse et au clergé ; 4» que ses armes avouées sont la calomnie et le mensonge ; 5o que la francmaçonnerie est son noviciat préparatoire; 6* qu'elle cherche à s'affilier les princes euxmêmes, tout en voulant les détruire; ?<> enfin, que le protestantisme est pour eux un précieux auxiliaire (1).

Le plan général. — Ce plan est universel ; la Révolution veut miner, dans l'Europe entière, toute hiérarchie religieuse et politique. « Nous

I. Ces citations sont littérales et authentiques. Elles ont été, à plusieurs reprises, publiées en Italie, en Belgique et en France, sans que la Révolatîon ait osé les démentir. Voyez-les in extenso dans l'intéressant ouvrage de M. Créiineau-Joly, VÉglUe romaine en face de la Jtévolutiênt 2 yoL in-8o.

« tormons une association de frères sur tous « les points du globe ; nous avons des vœux «t « des intérêts communs : nous tendons tous h « raffranchissement de l'humanité; nous vou- « Ions hmer toute espèce de joug. L'association. « est secrète, même pour nous, les vétérans des « associations secrètes (1). »

« Le succès de notre- œuvre dépend du plus « profond mystère, et, dans les Ventes, nous (c devons trouver l'initié, comme le chrétien de « YMitation^ toujours prêt à aimer à être ia- « connu et à n'être compté pour rien (2). »

« Afin de donner à notre plan toute Texten- « sion qu'il doit prendre, nous devons agir à. « petit bruit, à la sourdine, gagner peu à pea m du terrain et n'en perdre jamais (3). »

Ce n'est pas une conspiration ordinaire, une révolution comme tant d'autres; c'est la Ré* volution, c'est-à-dire la désorganisation fondamentale, qui ne peut s'opérer que graduellement et après de longs et constants efforts. « Le travail que nous allons entreprendre n'est « l'œuvre ni d'un jour, ni d'un mois, ni d'u»

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