LES CULTES LOCAUX
ce n'était pas possible : Eplièse aurait réclamé la préférence pour Artémis, Pergame pour Blsculape, Cyzique pourProserpine ))K Leiocalisme des cultes sémitiques, et surtout phéniciens, est plus apparent encore-. Les dieux quadorent les Gaulois sont toujours leurs anciens dieux locaux, soit qu'ils les associent aux dieux romains officiels, soit que leurs hommages soient formellement réservés à ceux-là \ Même phénomène en Egypte. Juvénal raconte que « les gens dOmbros et ceux de Tentyra sont toujours prêts à se battre ou même à se dévorer parce que chacune de ces deux villes déteste les divinités de l'autre et croit qu'en fait de dieux il n'y a de bons que les siens ».
Inter fmitimos vêtus atque antiqua simultas, immortale odium et nunquam sanabile viilnus ardet adhuc Goptos et ïentyra. Summus utrinque inde furor vulgo, quod numina vicinorum odit uterque locus, cuin solus credat habendos esse deos, quos ipse colit *.
Au temps de Marc-Aurèle comme au temps d'Alexandre, la terre est toujours enserrée dans un réseau divin aux mailles intuiiment nombreuses : l'esprit local des religions païennes est toujours vivant. On trouve dans
* Lebas ; Explorai. Asie Mineure, III, n. 885. - Perrot, III, 65 ; Audollent, 370.
^ Voir quelques textes dans ma Christianisation des foules, 3" éd., p. 24. Sur les dieux protecteurs de Mayence. voir Arch. Rel. \Vi$s.,lX, 149 [Domaszewski].