‹ La révolution religieuse: JésusChapitre 100 sur 108 · MARTYRE DE SAINT JACQUES · texte numérisé non relu

MARTYRE DE SAINT JACQUES

« Jésus ; car il suit aussi bien que nous vos sentiments « avec joie. Montez au haut du Temple afin que vous « puissiez être vu et entendu de tout le peuple... » Les c( docteurs de la Loi et les Pharisiens lavant donc mis « sur le pinacle du Temple lui crièrent : « Juste, à qui « nous devons tous croire, puisque le peuple est dans (( l'erreur au sujet de Jésus qui a été crucifié, déclarez- « nous quelle est la porte de Jésus. » — Alors il leur « répondit à haute voix : Pourquoi m'interrogez-vous « touchant le Fils de l'homme ? Il est assis dans le ciel a à la droite de la souveraine Puissance et il viendra « sur les nuées du ciel. » — « Plusieurs ayant été « affermis dans la foi par ce témoignagne de Jacques (( et disant : Hosanna au tils de David, les Scribes et « les Pharisiens s'écrièrent : « Oh ! oh ! le Juste est « aussi dans l'erreur. » Et ils accomplirent cette pro- « phétie dTsaïe : Défaisons-nous du Juste parce qu'il (c nous est incommode... m Ils montèrent donc sur le « haut du Temple, ils le précipitèrent en bas et se « dirent les uns aux autres : « Lapidons Jacques le « Juste », parce qu'il n'était pas mort de sa chute; a ils commencèrent à le lapider. Mais celui-ci se re- « tourna, se mit à genoux et pria disant : « Seigneur, « Dieu et Père, pardonnez-leur, car ils ne savent ce « qu'ils font. » Pendant qu'on le lapidait de la sorte, « un sacrificateur des hls de Piechab, fils de Recha- « bim..., leur cria à haute voix: a Arrêtez-vous ; que « faites-vous ? Le Juste prie Dieu pour vous. » Un fonce Ion ayant pris le bâton avec lequel il avait accou-

(f iumé de fouler les étoffes, l'en frappa à la tète. Ce (( fut ainsi que Jacques fut martyrisée »

Saint Pierre mourut dans des circonstances plus tragiques encore. Le 19 juillet 64, le feu prend à Rome aux alentours du grand cirque, dévore le Palatin, les boutiques de la Voie Sacrée, la région disis et de Sérapis, et s'arrête au pied de l'Esquilin au bout de six jours; puis il se rallume et, durant trois jours encore, ravage le Viminal, le Quirinal et le Champ de Mijrs ; sur les quatorze régions de Rome, dix sont consumées. Le peuple accuse Néron, qui revient d'Antium en toute hâte. « Pour faire taire cette rumeur, — c'est « Tacite qui parle (il est alors âgé de dix ans), — Né- (f ron produit des accusés et soumet aux supplices les (( plus raffinés... les chrétiens... On saisit d'abord ceux « qui avouent; puis, sur leurs indications, on arrête « les autres, en foule ; ils sont coupables, moins du « crime dincendie que d'être haïs du genre humain. « On ajoute les moqueries aux tourments ; des hommes, c< enveloppés de peaux de bêtes, meurent déchirés par « les chiens, ou sont attachés à des croix, ou sont des- « tinés à être enflammés et allumés, quand le jour « tombe, en guise de luminaire nocturne. Néron a a prêté ses jardins pour ce spectacle.; il y donne des « courses, mêlé à la foule en habit de cocher ou monté (( sur un char. » Des chrétiennes sont contraintes de paraître sur la scène, sous le costume des filles de

' En 62. Hégésippo : Mémoires, livre V [Hiis^bo : If, 23. — Grappin, I, 200J.

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